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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 14:22

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La gestion des risques est un élément phare de l'environnement des hedge funds et doit être prise au sérieux. Bien qu'il est difficile, voire impossible, de suivre un standard en gestion du risque, une évolution constante du processus de gestion est indispensable. L'univers des hedge funds comporte en effet des particularités liées :  

 

·         aux risques opérationnels (sans les primes),

·         aux risques systématiques,

·         aux risques associés à une prime.

 

-        Les risques opérationnels

 

Ils comportent un degré élevé de risques non financiers résultant principalement d'événements extrêmes. Ils comprennent :

 

v     le risque de valorisation,

v      le risque de détournement,

v      le risque de contrepartie,

v      le risque d'erreur,

v      le risque légal,

v      le risque « business »,

v      le risque humain.

 

La gestion des risques opérationnels a subi une évolution rapide et des ajustements ont été réalisé suite à l'affaire Madoff (un cas classique du schéma de Ponzi). L'industrie des hedge funds s'est appuyée sur une nouvelle structure afin de contrôler les risques dévoilés par cette affaire. On observe à présent une division du fonds entre le dépositaire, l'administrateur et la société de gestion. Cependant il faut bien être conscient que le risque de fraude restera toujours présent.

La majorité des hedge funds n'a jamais été très transparent. A cela de bonnes raisons qui tiennent aux stratégies développées et spécifiques à chaque structure, aux risques de marché issus de la diffusion des informations d'acquisition ou de ventes imminentes de titres, ainsi qu'aux risques de restriction des autorités réglementaires. La question sur la fiabilité des rapports et des « tracks records » occupe une place centrale.

 

Les voies permettant d'atténuer les risques opérationnels reposent sur une due diligence opérationnelle solide, des contrôles externalisés et des comptes gérés séparés afin d'accroître la transparence, limiter le risque de fraude et éviter la concentration du portefeuille. Le développement de plateformes multibrokers est destiné à contrer les déficiences connues lors de la crise et favoriser de sorte la liquidité des actifs.

 

-        Les risques systématiques

 

Les hedge funds sont en effet exposés à des risques traditionnels (marché, crédit ...) et des risques alternatifs. Une analyse exhaustive de la sensibilité s'impose obligatoirement pour mieux évaluer ces risques et confirmer les choix de gestion.

Aussi, la sensibilité aux risques alternatifs est plus facile à évaluer grâce à l'avancement de la recherche et au lancement de nouveaux produits de réplication entre autres.

 

Le « stop-loss » est un outil de gestion des risques de plus en plus apprécié dans les stratégies des hedge funds. Cet outil est traditionnellement utilisé sur les plateformes de trading dans le but de limiter les pertes. 

De nouveaux modèles « stop-loss » ont fait leur apparition afin de gérer le risque de sélection. Il permet d'établir des limites “non absolues” liées à la catégorie de risque visée et de bénéficier d'un indicateur enregistrant les pertes cumulées depuis le sommet précédent (le point d'entrée n'étant pas pris en compte). Cet outil a également pour effet positif de placer des ordres de rachat avant l'apparition d'une crise généralisée. Il est à noter que cet outil dispose d'une tolérance normale vis-à-vis de la volatilité du portefeuille.

 

Le développement de nouvelles stratégies s'est aussi progressivement imposé afin d'atténuer le risque de marché. Les stratégies « short » sur le crédit et  « long » sur les matières premières se sont depuis amplement répandues.

 

-        Les risques associés à une prime

 

le risque de liquidité,

le risque de levier,

le risque de complexité,

v   le risque de concentration.

 

L'évaluation des pratiques d'investissement illiquides varie d'un fonds à l'autre. Le risque de liquidité peut être limité par une meilleure adéquation entre actif et passif. L'importance de cette mauvaise allocation a été mise en évidence pendant la crise. On observait alors la conjonction de nombreux facteurs à risque tels que :

 

v      des actifs peu liquides,

v      un levier élevé,

v     des termes de liquidité avantageux pour les fonds (gates, remboursements mensuels ou trimestriels avec un préavis de 30 à 90 jours, lock-up et suspensions),

v      un portefeuille concentré sur un nombre réduit de titres.

 

Différentes solutions ont pour objectif de limiter les risques de liquidité. Il s'agit de contrôler la cohérence entre la liquidité offerte par le fonds et celle des sous-jacents (investissements privés dans des micro et petites capitalisations, de produits dérivés exotiques, CDO, CDS, ABS, et des actifs se focalisant sur les pays émergents).  Ce contrôle peut être effectué grâce une fois de plus à l'utilisation de comptes gérés séparés qui permettent une vérification plus facile des estimations et des restrictions d'investissement.

 

La crise a changé la donne et apporté de nouveaux outils de gestion du risque devant accoître la transparence des fonds et permettre des améliorations à la fois qualitatives et quantitatives.

 

 

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Published by Wilfried Gibily - dans Hedge Funds
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