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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 22:19

Les raisons d’être positif – Les cycles de marché

 

Les cycles de marché ont pour réputation de procurer une longue misère et un court espoir à ceux qui, sans expérience, s'y aventurent.  Cependant plusieurs raisons nous permettent d'être positifs durant ces phases agitées.

En règle générale les marchés enchaînent les points suivant, de l’exaltation au découragement, de la prise de risque aux opportunités financières.

Il s’agira de déterminer les points les plus favorables à l’investissement et les positions enclines à rebondir sitôt la période critique dépassée.

 

cyclicite des marches

 

Les réponses apportées par les politiques durant la crise

 

Les décisions rendues par les politiques lors des dernières crises font figures chaque fois de jurisprudence. En ce sens elles servent toujours d'expérience et de leçons dans la gestion des crises suivantes, avec bien souvent une surenchère dans les moyens adoptés. Car ce sont bien les actions politiques sans précédents dans l'histoire des gouvernements modernes qui est la cause d'un rétablissement rapide des économies occidentales.

 

Avec un peu de recul, il est aisé de dégager les actions positives des actions négatives entreprises, notamment en les analysants lors de la crise des subprimes.

 

NégatifPositif



Le résultat qui découle naturellement de ces actions négatives se focalise sur des retards dans la prise de décisions des politiques apportant son lot de tergiversations et de conséquences parfois inattendues dans la gestion de la crise.

 

A l'opposé, le potentiel de croissance lié à l'accroissement de la confiance (essentiellement des professionnels de la finance et de l'entrepreneuriat, pas des ménages), la réduction du risque systémique et la relance mondiale constituèrent des points optimistes pendant la crise.

 

Une valorisation extrêmement attractive des actions

 

C'est cependant dans ce type de crise que résident les opportunités les plus intéressantes en termes de valorisation d'actifs. De très bonnes valeurs deviennent accessible sur une période restreinte et promettent de belles plus-values si tenté que l'entreprise ne sombre pas et respecte ses engagements.

 

Moyenne du ratio prix/bénéfices = 22x (crise de 1993 = 17,5x ; crise de 2001 = 15,1x ; crise de 2008 = 11,0x).

 

crisis valuation

 

secteurs

 

Une histoire bien connue qui se répète encore et encore

 

Prospérité des années 20 : paix, force, croissance économique et technologique, accroissement de la productivité, gains importants sur les revenus, expansion des titres achetés à la marge, tous constituèrent les thèmes phares de la période des années 20, notamment aux Etats-Unis

 

Les années d'après-guerre, 1950 : Boom de l'après-guerre, forte consommation, introduction des « mutuals fonds » encouragée par les petits investisseurs, expansion de l'aviation commerciale, apparition de nouvelles technologies (chimiques, électriques …), vague de fusions, leadership des Nifty Fifty. Les Nifty Fifty (ou National Index for Fifty) comprennent les 50 actions les plus importantes du New York Stock Exchange. Durant les années 60 et 70 elles furent largement considérées comme solides et propre à être maintenu dans les portefeuilles de croissance sur le long terme.

 

Les décennies 1980/90 : Déréglementation, décloisonnement et désintermédiation, ces années sont marquées par les 3D.  La désinflation, la stabilité économique et la vague de fusions-acquisition qui suivirent menèrent à la bulle des TMT (et du Nasdaq entre autre).

 

Comme dans la majorité des crises, les économies se remettent plus ou moins bien de ces périodes extrêmes et soudaines avec souvent des bouleversements géopolitique et économiques à l'échelle-monde. Elles permettent l'émergence accélérée de nouveaux acteurs sur la scène mondiale et leur implication croissante dans les différentes institutions de gouvernance (FMI, G 20, OMC, ONU). C'est chaque fois une redistribution des cartes qui s'opèrent. Pour preuve la représentativité des pays du Sud ne cesse de s'accroitre et la force de leurs décisions s'accroit après chaque tremblement économique ou financier. Les règles ne changent pas (malgré l'effort des occidentaux pour garder le contrôle) mais se déplacent d'un bout à l'autre de la planète, le centre de gravité n'est plus depuis longtemps l'Europe et n'est déjà plus les Etats-Unis, malgré leurs vaines tentatives de le retrouver.

 

On s'approche ainsi d'un nouvel ordre mondial, après que les pays occidentaux aient connu une dépression réelle de leur croissance (Russie = -10% France = -3%, USA -3% et Allemagne -6%). Après que toutes les hypothèses du pire et les scénarios cauchemaresques furent affichés par les gouvernements et acteurs économiques. La meilleure solution tendrait vers une régulation mondiale de la globalisation, un état de droit destiné à contrebalancer le marché et faire en sorte que le progrès accompagne l’évolution et la mutation des sociétés.

 

Se souvenir que des quatre mots les plus dangereux dans l'investissement sont :

 

« Cette fois, c'est différent »

 

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 23:05

Rappelons-nous qu'au cœur de la crise financière des Subprimes les acteurs financiers et économiques se sont vu contraindre au désendettement afin de rassurer les marchés et les investisseurs. Nombre de Blue Chips ne furent cependant pas exempts d’une baisse de leur notation, par les agences Moody’s ou Standard and Poor’s, alors qu’on les pensait intouchables car « too big to fail ». Cette période fut également propice à la mise en œuvre de dévaluations compétitives de certaines monnaies dans le monde et a vu l’apparition d’une déflation rampante. La suppression des versements de dividendes et la recherche intensive de lignes de crédit pour financer la trésorerie d'entreprise (assèchement du crédit oblige) créèrent dans le même temps une panique parmi les investisseurs, connaissant d’un côté des pertes sur les marchés actions et de l’autre des opportunités sur les marchés obligataires.

Tous ces ingrédients représentèrent l'assaisonnement idéal d'une crise à l'ampleur inégalée depuis 1929. Ils exacerbèrent les tensions intra et inter pays, touchant des pans entiers de l’économie, menaçant l'emploi de milliers de personnes et provoquant un quasi éclatement des pactes sociaux de nombreux pays européens. L'Islande connue ainsi des émeutes sociales sans précédents dans l'histoire de son pays. Nous avons aussi observé la contraction économique la plus rapide et la plus profonde des économies développées ainsi que l'envolée du chômage la plus importante depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La confiance japonaise affronta l'un des taux les plus faibles de son histoire sans parler des récents évènements consécutifs à l'explosion de la centrale nucléaire de Fukushima.

L’Europe connait d’ailleurs des difficultés à imposer sa zone comme une économie de la confiance. L'euro, protecteur de la zone européenne, n'en est pas moins victime et restera fragile tant qu'il n'y aura pas de politiques économiques communes et une répartition des compétences et spécialités entre pays. Il laisse ainsi le dollar bénéficier de son statut de devise intouchable.

Il est important, quel que soient les phases de marché, d'adapter son allocation d'actifs en fonction des conditions des marchés financiers. Développer en toute cohérence ses convictions d'investissement se révèle indispensable si l'on souhaite survoler les crises récurrentes des marchés. Nous sommes déjà revenus sur ce sujet de la crise, mais cette dernière reste encore d'actualité vu les tensions qui se produisent dans les pays du Proche et Moyen Orient. Ces tensions ont pour effet d'amplifier l'incertitude sur l'évolution des prix du pétrole et alimentent les risques d'implosion de la zone euro. Les pressions sociales exercées par les citoyens grecques face à l'austérité du gouvernement et la crise de la dette constitue encore un exemple de la fragilité de la zone européenne.

Les crises sont par nature cycliques et peuvent être liées à une multitude d'évènements. Larry Summers, directeur du Conseil Economique National de la Maison Blanche, qualifiait ainsi les retournements économiques comme une tentative des autorités monétaires à juguler l'inflation galopante dans la période d'après-guerre. Mais pas seulement, une crise peut être alimentée de différentes manières tels que l'éclatements des bulles spéculatives, la correction des marchés boursiers et des phénomènes dont l'origine est purement économique, à savoir une perte de croissance, d'emplois, et un déclin de la demande. Il s'exprima ainsi en ces termes le 13 Mars 2009, mois qui connut une chute sans précédent depuis le début de la crise des Subprimes :

« Economic downturns historically are of two types that different not just quantitatively, but qualitatively. Most of those in post-World War II America and probably in most other countries have been à by-product of the monetary authority's efforts to control rising inflation. But an alternative source of recession comes from the spontaneous correction of financial excess, the bursting of bubbles, deleveraging in the financial sector, declining asset values, reduced demand and reduced employment. Unfortunately, our current situation reflects this latter, rarer kind of recession. »

Une autre opinion plus tranchée cette fois met en exergue les risques sous-jacents aux prises de pouvoir du système financier et des banques privées. Ces dernières, en prenant le contrôle de l'émission de monnaies mèneraient à l'expropriation de milliers de citoyens américains. C'est ainsi que s'exprimait en 1802 Thomas Jefferson :

« I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. If the American people ever allow private banks to control  the issue of their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and corporations that will grow up around the banks will deprive the people of all property until children wake-up homeless on the continent their fathers conquered »

 

Expérience des crises précédentes

L'expérience des crises passées montre que le type de récession que nous avons connu en 2008 engrange des coûts économiques extrêmement élevés. Les moyennes relatées dans le tableau ci-dessous ont été prise à partir de 15 cas historiques où les crises furent considérées comme systémiques.

 

IMPACT DE LA CRISE BANCAIRE

 

Politiques monétaires  

Les taux monétaires constatés ont atteint des niveaux historiquement bas. Ces politiques de taux favorisent le recours au crédit et accroit la liquidité afin d'alimenter le circuit économique et prévenir l’arrêt total du système productif du pays. Les taux de la Réserve Fédérale Américaine (FED), de la Banque Centrale Européenne (BCE), de la Banque Nationale Suisse (SNB) ou encore de la Banque d'Angleterre (BOE) ont ainsi subit une diminution comprise entre 20 et 75 % avec pour conséquence un biais positif pour l’économie et les marchés financiers. Ces banques ont en charge les monnaies respectives de leur pays et ont pour mission de maintenir la stabilité du système financier et la stabilité des prix.

 

    TAUX OFFICIELS 

 

Les thèmes de croissance  

En période de crise, les thèmes de croissance privilégiés reposent sur les infrastructures et l'énergie, l'environnement, la défense, les marchés émergents et les changements démographiques. Vous l'aurez compris tout secteur indispensable au fonctionnement de notre société, corrélé à nos préoccupations ou encore dépendant de secteurs stratégiques constitue indéniablement une valeur refuge.

 

 

    THEMES DE CROISSANCE

 

Les dilemnes de l'investisseur

 

Dans cet état d'urgence, l'investisseur se trouve bien souvent dépourvu de visibilité à long terme. Il nécessite des conseils structurés destinés à suivre une stratégie bien établie. L'aspect émotionnel, totalement justifié quand il s'agit d'épargne durement gagnée, contraste avec le besoin de se montrer rationnel pendant ces périodes de crise. La crise précédente a ainsi révélé l'ambiguïté des choix des investisseurs, partagés entre différentes classes d'actifs. Entre un pessimisme ambiant dû à l’environnement économique et financier dégradé et une prudence exagérément marquée, l'investisseur s’oppose souvent aux opportunités à long terme en se focalisant essentiellement sur les risques à court terme. La volatilité extrême des marchés financiers et la baisse généralisée des bénéfices limitèrent les flux d’investissement et encouragèrent nombre d’épargnants à se reporter sur des secteurs défensifs chers à l’acquisition. A contrario les secteurs cycliques représentent des opportunités alléchantes en périodes de turbulences si tenté est que l’on évite les pièges de valorisation. Les stratégies reposant sur les grandes capitalisations, les entreprises étrangères et en pleines croissances furent gagnantes.

 

 

En définitif, ce dilemme de l’investisseur se résume bien souvant à la citation suivante :

 

 

« On equities, it is too late to be bearish and too early to be (structurally) bullish » Citigroup Capital Markets 2008

 



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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 10:59

Vous retrouverez ci-dessous une liste de sites, magazines, journaux, blogs dont l'objet sera de vous informer sur l'économie, la bourse, les hedge funds, les family offices et la réglementation.

Cette liste n'est pas exhaustive, vous pouvez donc me faire des suggestions complémentaires.

 

 

QUOTIDIENS FRANCAIS

 

 

QUOTIDIENS ANGLO-SAXONS

 

 

BOURSE

 

 

 

HEDGE FUNDS

 

 

 

REGLEMENTATION

 

 

MAGAZINES INVESTISSEURS

 

 

RECHERCHE, ANALYSE ET NOTATIONS


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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 13:27

Etablir un court résumé des événements produits entre 2007 et 2008 paraît indispensable pour comprendre les aléas dont ont été victimes les fonds alternatifs. A travers ce rapide historique, on pourra juger réellement de l'efficacité de cette industrie et conclure sur la performance réelle dégagée par ces fonds au creux de la déroute des marchés financiers. 

 

-        Le mois d'août 2007 voit se profiler à l'horizon une première vague de désendettements qui surprend les gérants. En effet, avant l'éclatement boursier et économique de l'été 2008, de nombreux signaux étaient à même d'alerter les politiques, les économistes et les financiers des difficultés latentes rencontrées sur le marché du crédit.

 

-        On observa ensuite en novembre 2007 une correction généralisée des marchés afin d'éviter l'émergence d'une crise qui prend chaque jour une ampleur plus importante que la veille.

 

-        En janvier 2008, les premières annonces de faillites se font entendre et les quotidiens économiques se font l’écho de ces événements de plus en plus réguliers. Les premiers hedge funds à tomber au champ de bataille sont avant tout ceux ayant choisis des stratégies peu liquides et à fort effet de levier. Cette période commence à ressentir les effets de la raréfaction du crédit. Il devient urgent de mettre en place des plans de relance mais ces derniers arriveront plus tard, trop tard.

 

-        En mars 2008, l'impressionnante faillite de Bear Stearns (spécialisée dans l'octroie de crédits hypothécaires) ne révèle que peu d'intérêts parmi les élites politiques. Elle sonne pourtant le glas de tout un pan stratégique des hedge funds qui avaient massivement investis dans les MBS ou Mortgage Back Securities ou encore la titrisation des crédits hypothécaires américains. Cette faillite provoqua dans les cercles financiers une inquiétude et une crainte généralisée qu'apparaisse une crise systémique.

 

-        L'agitation des marchés se répand au sein des différents centres boursiers mondiaux (Wall Street, Londres, Hong Kong...) durant le mois de juin 2008. Mais plus encore, ce qui occupe les esprits concerne le risque de stagflation. Une croissance nulle doublée d'une inflation record aurait des conséquences néfastes non seulement sur les économies mondiales mais aussi sur les pays émergents, hypothéquant par la même leurs espoirs de rattraper le niveau de vie des pays occidentaux.

 

-        En juillet et août 2008, une violente rotation sectorielle provoque l'émergence d'un nouveau scénario, celui d'une récession mondiale. Oubliée la stagflation qui menaçait nos économies, tous les scenarii prévoient une forte déflation mondiale.

 

-        Septembre 2008, un scénario choc voit la faillite d'une contrepartie devenue tristement célèbre dans l'histoire de la finance, à savoir la chute de Lehman Brother. Ce véritable détonateur créé une aversion au risque et une panique généralisée, sans précédent depuis la grande crise de 1929, sur l'ensemble des places boursières mondiales. Les marchés s'emballent et deviennent difficiles pour les hedge funds. En cause à de lourdes pertes, cette industrie fait face à une vague de remboursementsd'une grave intensité et n'échappera pas à l'accroissement dramatique de la corrélation entre plusieurs actifs financiers. La volatilité des marchés action et obligataire surprend alors par leur intensité et leurs brusques fluctuations. Plus déterminant encore, va s'installer une réduction de la liquidité sur tous les marchés, le fameux resserrement du crédit, et une profonde méfiance met à jour l'éclatement du système interbancaire et monétaire.

 

-        S'ensuit dès le mois d'octobre une accélération du désendettement (ventes forcées d'instruments de commerce), notamment dans l'industrie des hedge funds. Les investisseurs sont ainsi à la recherche du risque zéro et se portent volontiers sur les obligations d'Etat et les supports monétaires.

 

-        Le mois de novembre 2008 voit cependant une prise de confiance modeste se réinstaller dans les esprits des investisseurs. Les derniers actes de désendettement se font jour et on semble s'approcher d'une stabilisation.

 

-        Mais le mois de décembre voit se profiler à l'horizon une fraude gigantesque à hauteur de 50 milliards de dollars. Cette fraude implique le très renommé Bernard Madoffqui a manifestement réalisé des profits insolents et ce, même en période de turbulences (schéma de Ponzi). Cette affaire va porter le coup de grâce sur les marchés financiers qui va se poursuivre par un harcèlement à la fois justifié et injustifié des politiques et gouvernements vis-à-vis du monde de la finance. On parle alors de sommet mondial, d'assainissement du système financier, de régularisation fiscale, de chasse aux paradis fiscaux, de réglementation de l'industrie des hedge funds (restriction sur la vente à découvert) et de nationalisation des banques. C'est un tournant décisif pour la finance et au final pour la survie du capitalisme.

 

Les conséquences sur le nombre de hedge funds et de fonds de hedge funds ainsi que sur leurs actifs respectifs furent une contraction de l'industrie d'une ampleur innégalée et une dislocation partielle pour nombre de fonds. Cela a aussi eu un effet sur la concurrence qui fut atténuée, mais offrant aux survivants un potentiel élevé de hauts rendements. Les fonds ayant traversés avec succès cette crise ont prouvé leur faculté d'adaptation mais aussi la capacité à surperformer les marchés financiers en périodes de troubles.

 

L'année 2008 a probablement été la pire année pour les hedge funds mais aussi pour d'autres classes d'actifs. Les marchés actions ont ainsi expérimenté des dommages collatéraux sévères, jusqu’à -42.10% en 2008. Les hedge funds ont donc fait face à un environnement de marché négatif mais aussi à des conditions de crédit aggravées, à une chute des contreparties (entre l’offre et la demande) et une panique des régulateurs. La gestion alternative a mieux résisté à la crise que la gestion traditionnelle avec des pertes représentant seulement la moitié des marchés actions soit 23.30% de baisse pour l’année 2008. Rappelons-le, ces pertes ont été essentiellement enregistré à cause de l'impossibilité de céder leurs actifs à court terme, d'une liquidité en déclin sur les marchés financiers et de l'inaccessibilité des lignes de crédit.

 

Résumé de la Crise de 2008

 

Crise des subprimes         >>>       Crise Bancaire        >>>        Crise de Confiance

 

(Marché hypothécaire) / (Baisse de la notation des Banques) / (Assèchement du Crédit)

 

 

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 13:10

 Oct.1929 : Jeudi Noir, Wall Street

1931 – 1935 : Dépression

1990 : Crise Iraquienne

1997 : Crise Asiatique

1998 : Crise Russe

1999 - 2000: Récession

2000 : Bulle Technologique

2001 : Attentats à New York

2002 : Fraudes Comptables (L'affaire Enron)

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 15:46

 

 

La place genevoise détient des positions fortes dans l'ensemble des domaines clés de la finance et notamment de la gestion de fortune, avec près de 27% de la fortune mondiale offshore sous gestion en 2008. Ce n'est pas un hasard si elle est aujourd'hui au 9ème rang des places financières mondiales après Londres, New York, Hong Kong, Singapour, Shangai, Tokyo, Chicago et Zurich et au 2ème rang du Private Banking.

 

La Suisse fut la première à se doter d'une banque privée il y 200 ans et depuis elle n'a jamais cessé de moderniser son environnement économique, juridique et fiscale pour attirer les capitaux de la planète. Genève a ainsi réussi à concentrer en un seul et même lieu des compétences diverses constituées d'avocats internationaux, de notaires, de fiduciaires, de conseillers en gestion et en affaires. Sa position dominante en termes de négoce et de commerce international est également remarquable avec l'une des principales places de trading de matières premières (1/3 pour le pétrole).

 

Les ingrédients qui participent à l'intensité de ces flux de capitaux, en plus des éléments précités,  sont sans aucun doute la stabilité politique de la Suisse, le climat social paisible qui y règne, son cadre de vie et sa centralité géographique qui en fait un acteur indispensable de coopérations intergouvernementales (OMC, ONU, OMS, Croix-Rouge, BIC).

 

La Suisse a acquis une réputation mondiale en terme de discrétion. Sa confidentialité des affaires et la protection de la sphère privée du client assortie d'une législation sévère pour lutter contre le blanchiment d'argent en a aussi fait une place financière incontournable. L'attractivité de la Suisse bénéficie des barrières internes levées dans de nombreux pays face aux innovations de la finance (hedge funds entre autres ...), aux aspects fiscaux contraignants de ces derniers et leur incapacité à proposer une structure de placement adaptée.

 

Le secret bancaire, l'un des éléments phares de la discrétion, est inscrit dans la constitution fédérale de la confédération suisse et est pénalement puni pour quiconque ne le respecterait pas. L'article 13 mentionne ainsi : « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale ». Cette phrase qui paraît anodine est le pilier de la culture et de la loi suisse. Pilier sur lequel s'est érigé une industrie essentiellement basée sur la finance, le luxe et les services hauts de gamme. Cet article fait référence en effet, en plus de la protection de la vie personnelle et intime, aux revenus et à la situation patrimoniale de l'individu. Seules les autorités pénales ont la faculté de lever le secret bancaire.

 

Un article renforce ce devoir de discrétion et relève du secret professionnel du banquier. L'article 47 de la loi fédérale sur les banques et les caisses d'épargne mentionne : « celui qui agit en sa qualité de membre d'un organe, d'employé, de mandataire, de liquidateur ou de commissaire de banque, d'observateur de l'autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) ou encore de membre d'un organe ou d'employé d'une institution de révision agrée, n'a pas le droit de révéler un secret qui lui a été confié ou dont il a eu connaissance en raison de sa fonction ».

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