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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 20:51

DSCF5179La clientèle traditionnelle des hedge funds se composait essentiellement d'individus fortunés et de family offices. Mais depuis quelques années, ils ont élargi leur base d'investisseurs en offrant des tickets d'entrée moins élevés que d'accoutumé. Fonds de pension, fondations et fonds souverains – guidés par la quête de rentabilité et le désir de diversifier leurs actifs et stratégies - investissent de plus en plus dans les hedge funds. Ils élaborent ainsi leur portefeuille en sélectionnant et en investissant eux-mêmes dans les hedge funds. Ces investisseurs institutionnels étaient d'ailleurs friands de fonds de hedge funds. Ces derniers constituaient de telle sorte la traditionnelle porte d'entrée dans cette industrie. D'un point de vue extérieur, les hedge funds prennent même de vitesse les banques d'investissement en dégageant de plus importants bonus et profits.

 

 

DES ACTIFS SOUS GESTION CONSIDERABLES

 

Classement d'actifs

 

Ce tableau est dominé par des gérants qui sont véritablement devenus des stars de l'investissement et dont les mouvements sont suivis de près par les investisseurs du monde entier.

 

Ce n'est jamais une tâche facile de déterminer qui sont les meilleurs gérants de hedge funds et on assiste bien souvent au jeu des chaises musicales. Il est rare en effet que d'une année sur l'autre on aperçoive le même gérant en pole position. Seuls les meilleurs gérants de hedge funds sont en mesure d'attirer des capitaux importants et d'attendre dans le même temps des rendements élevés.

La notoriété du nom et de la marque joue aussi un rôle indubitable pour la levée des capitaux. Les 5 plus grandes firmes  – Bridgewater, JP Morgan Asset Management, Man Investments, Paulson and Co et Brevan Howard Asset Management – disposaient d'actifs évalués à plus de 221, 6 milliards de dollars en ce début d'année 2011. Ce qui est à rapprocher d'un autre chiffre, celui des 260 milliards de dollars d'actifs gérés par toutes les entreprises de la liste des Hedge Fund 100 il y a une décennie. Au début de cette année, ces dernières géraient plus de 1,21 billions de dollars, soit 12% de plus par rapport à 2010 où les cents premiers hedge funds disposaient 1,08 billions de dollars sous gestion.

 

Bridgewater, le plus gros hedge funds du monde, a augmenté ses actifs de 15,3 milliards de dollars l'année dernière, grâce à un gain de 44,8% sur son fonds Pure Alpha Fund II. La firme basée au Connecticut supervise jusqu’à 58,9 milliards de dollars. John Paulson de Paulson & Co reste lui à la deuxième place avec 35,8 milliards de dollars et un bénéfice net de 4,9 milliards. George Soros avec son Quantum Fund vient en troisième position avec 27,9 milliards de dollars sous gestion.

Et comment ne pas évoquer le plus gros perdant de liste des Hedge Funds 100, à savoir D.E Shaw, qui a vu ses actifs plonger de 40%, toujours selon AR Magazine.

 

 

DES BENEFICES INVESTISSEURS ACCRUS

 

De nombreuses publications essaient de classer les hegde funds en se basant uniquement sur la performance réalisée l'année précédente voire sur les 3 dernières années. Le critère de performance est cependant insuffisant pour déterminer avec justesse la position que les fonds méritent dans le classement. Nous avons déjà pu voir dans un précèdent article que les indices – permettant l'évaluation de la performance des fonds – sont discutables et qu'on ne peut se fier uniquement à ces indicateurs. Compte tenu des biais inhérents aux indices et dans certains cas à leurs problèmes de représentativité, il s'agissait de trouver d'autres techniques d'évaluation qui ne seraient plus basées sur les actifs détenus en portefeuille et la longueur de l'historique des performances.

Une classification pertinente intègrera ainsi les bénéfices nets obtenus par les clients depuis la création du fonds en question. Le track record historique n'est en aucune façon un moyen de détermination des rendements futurs. Le danger est que certains investisseurs ont tendance à privilégier ces performances passées.

 

Compte tenu des frais versés, l'investisseur est en effet en droit de réclamer des bénéfices parmi les plus élevés de la finance. AR Magazine a d'ailleurs publié dans sa Hedge Fund Rich List le détail du classement des gérants générant le plus de bénéfices à leurs investisseurs. Cet article mentionne encore que le top 10 des managers a engrangé près de 154 milliards de dollars en 2010 de bénéfices pour les investisseurs.

Au second semestre 2010, les 10 meilleurs hedge funds avaient déjà réalisé 28 milliards de dollars pour leurs clients, 2 milliards de dollars de plus que les bénéfices nets des 6 premières banques US - Goldman Sachs, JP Morgan, Citigroup, Morgan Stanley, Barclays et HSBC - réunis selon The Financial Times. Dans le même temps, le top 100 des meilleurs hedge funds réalisait seulement 70 milliards de dollars pour leurs clients.

 

Sans surprise, en parcourant ce tableau, vous trouvez parmi les ténors du secteur le mythique George Soros avec 32 milliards de bénéfices nets réalisés depuis que sa firme a été fondé en 1972, selon les estimations de LCH Investments NV, un investisseur dans les hedge funds dirigé par Edmond de Rothschild Group. Il est classé comme l'homme ayant le plus contribué à accroître la richesse de ses clients. Il est suivi de près par John Paulson et ses 26,35 milliards de dollars, entré dans les livres d'histoires en réalisant le plus d'argent pour ses investisseurs – et pour lui-même – en une seule année avec son pari contre les subprimes. John Paulson de Paulson & Co a ainsi rattrapé le bénéfice net de Soros, à près de 5,65 milliards de dollars. En troisième position arrive le fonds Pure Alpha de Bridgewater avec 13,273 milliards de dollars de bénéfices, dirigé par Ray Dalio et dont les recherches sont étroitement surveillées par Wall Street.

 

Vous trouverez dans le tableau suivant les bénéfices réalisés par les meilleurs fonds en 2010.

 

Rentabilités pour les investisseurs

 

Sans oublier que la majorité des petits hedge funds continua de procurer des rendements inférieurs aux leaders durant le deuxième semestre 2010.  L'ensemble des 7000 autres fonds, qui gèrent plus de deux fois d'argent que les meilleurs hedge funds, ne réussirent à générer que 59 milliards de dollars pour les investisseurs.

 

La règlementation Dodd-Franck, en excluant les banques des négociations pour compte propre, a eu tendance à accélérer les rendements des hedge funds en réduisant la concurrence sur les activités relevant des hedge funds. Pour les banques, cette bataille est considérée comme définitivement perdue. Le gérant de Brevan Howard, Nagi Kawkabani, le seul non US hedge funds à être présent dans la liste et basé à Londres et Genève, commenta cette décision ainsi : « it's a plus because there's less capital chasing the same trades we chase, but it may affect liquidity (in markets)», en d'autres termes c'est un avantage que moins de capitaux chassent les même titres mais cela peut affecter la liquidité des marchés. Tout ceci ne sera que temporaire, les rendements futurs proviendront essentiellement des compétences et de l'habilité à dépenser des sommes toujours plus conséquentes dans la recherche et la technologie. Les meilleurs hedge funds seront aussi, d'après l'étude du LCH, ceux qui accompagneront leur expansion de rendements élevés.

 

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 21:57

DSCF5179L'industrie des hedge funds fait partie des secteurs où les professionnels touchent des salaires parmi les plus élevés du monde. Les hedge funds sont d’ailleurs l'une des sphères les plus incomprises de la finance et les stratégies misent en œuvre demeurent pour beaucoup une énigme.

Les médias font souvent écho aux échecs retentissants, telle la faillite spectaculaire de LTCM en 1998 qui emporta quasiment Wall Street dans sa chute. De même, Amarinth Advisors perdit des milliards de dollars en quelques semaines sur une mauvaise anticipation d'un de ses traders sur les prix du gaz en 2006.

 

Qui dirigent les hedge funds ? Ce sont des gérants de fonds, en d'autres mots ce sont des investisseurs qui achètent et vendent toutes sortes d'instruments financiers avec le but ultime de faire de l'argent pour leur client et par voie de conséquence pour eux même. Ce qui attire les gérants est notamment la liberté de mouvement et d'investissement typiques des hedge funds. Mais aussi l'extraordinaire somme d'argent que les meilleurs peuvent gagner, bien sûr. En fait, beaucoup ne sont pas encore prêt pour le défi. La crise les a mis en avant, Darwin a fait le reste s'il on prend en compte le fait que seuls ceux qui sont en mesure de s'adapter survivent. Encouragés par de potentiels frais élevés, ces apprentis débutent la gestion de leur portefeuille sans la connaissance nécessaire et sans l'expérience des stratégies qu'ils mettent en œuvre. C'est ainsi qu'il y a une différence de taille,  les gérants de hedge funds qui touchent des bonus sont ceux qui gagnent de l'argent. Ceux-là réalisent près de 20% de rendements au-dessus de leur benchmark.

 

Les hedge funds sont par nature discrets, peu réalisent de la publicité sur les positions disponibles et encore moins sur les rémunérations que les gérants perçoivent. C'est ainsi, l'univers de l'investissement alternatif est opaque. On peut cependant se procurer des informations ici et là sur les managers les mieux payés, ceux qui sont sous le feu des projecteurs. La rémunération des hedge funds est toujours apparue surprenante, mais peu réalisent que seule une poignée de gérants est en mesure de réaliser plus de 1 milliards de dollars par an. Cette rémunération inclut le salaire et les bonus. En fait, le salaire est une infime proportion de la rémunération totale.

 

Les 25 managers les mieux payés ont touché en 2010 22,07 milliards de dollars selon une étude d'un magazine de l'industrie. Ce montant est en baisse de 13% par rapport à l'année 2009 où ces mêmes fonds touchèrent près de 25,33 milliards de dollars. Mais intéressons-nous plus particulièrement aux 10 gérants de hedge funds les plus riches comme vous allez le voir dans le tableau ci-dessous :

 

Gérants de fonds les plus riches 

Chacun de ces managers de fonds dispose d'un style unique de trading et d'investissement. George Soros privilégie la stratégie macro-économique  alors qu’Icahn se porte volontiers sur les stratégies de fusions et acquisitions. James Simon a lui élaboré une complexe formule mathématique liée aux modèles de trading.

 

John Paulson a réalisé en 2007 un coup d'éclat en dégageant près de 4 milliards de dollars de bénéfices. Sa stratégie consistait à vendre à découvert les titres liés aux marchés hypothécaires américains et aux banques d'investissement. En 2010, il réalisa de nouveau un gain phénoménal estimé à 4,9 milliards de dollars (soit 155 dollars par seconde) en pariant sur la montée des prix de l'once d'or. Plus de 90% de la fortune personnelle de Paulson été investi en 2010 dans son fonds or, qui délivra un rendement de près de 35%, et en actions or de ses autres fonds. Dès lors, il n'est pas étonnant de remarquer que parmi les 16 milliards de dollars réalisés en 2010, 9 milliards se concentrent sur seulement deux années. Deux années qui ont été l'objet de paris à hauts risques car reposant principalement sur la probabilité de réalisation d'évènements macro-économiques. Sa rémunération est élevée dans la mesure où il possède son propre fonds et en est le plus gros investisseur de ce fonds. D'ailleurs, Mr Paulson se justifie en faisant référence à la crise « In a year when all their other investments lost money, we're like an oasis », en d'autres termes pendant que la Bourse dévissait dangereusement, seules les stratégies suivies par Paulson se révélèrent payantes.

 

Un autre gestionnaire de hedge funds renchérit en précisant que « for every dollar we made, our clients earned multiple » (soit, pour chaque dollar gagné, leurs clients en récupèrent des milliers). Ces gestionnaires de talent transmettent ainsi volontiers leurs conseils à leurs investisseurs les plus fortunés. Ils se positionnent comme des météorologistes de la finance, anticipant les futures réactions des marchés.

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 20:37

DSCF5179Travailler dans le secteur financier reste très attractif malgré la crise qui a secoué les Bourses et l'économie mondiale toute entière. La diminution des bonus et les pressions règlementaires n'ont pas découragé ses prétendants. Parmi les métiers de la finance, il en est des plus convoités, notamment ceux de l'industrie des hedge funds.

 

  Quand on interroge un candidat on obtient souvent les mêmes réponses. Les attributs qui reviennent se concentrent sur la technicité (complexité des stratégies et des produits financiers), la passion (souvent comparée à de la finance de haute voltige, à une finance d’élite peu abordable par le commun des mortels), et le risque (adrénaline suscitée par les enjeux, les sommes colossales ou encore le sentiment d'être au cœur de l'innovation) ou la rémunération mirobolante que caresse tout candidat.

 

C'est ainsi que les offres d'emploi sont à la fois rares et l'objet d'une très forte demande, qui concernent autant les jeunes diplômés MBA que les professionnels expérimentés souhaitant orienter leur carrière professionnelle dans l’industrie des hedge funds.

 

Travailler dans un hedge funds requiert des compétences variées. Les challenges sont omniprésents que ce soit dans l'élaboration des stratégies, la levée des capitaux, ou la gestion de portefeuille. D’ailleurs, un hedge funds ne se résume pas uniquement à ce dernier élément, vous devez vous assurer de vos responsabilités vis à vis de votre clientèle, pour laquelle vous êtes le garant de leur fonds.

 

Les hedge funds demandent des compétences et expériences centrées sur la comptabilité, la banque d'investissement, l’analyse économique et les affaires. Tout le monde peut ainsi trouver chaussure à son pied. La culture d'entreprise est unique. Les plus petits fonds sont généralement dirigés par des traders chevronnés et débordés, alors que les plus gros peuvent en employer une centaine.

 

Dans ce domaine d'ailleurs, il n’y a pas de Curriculum Vitae parfait ! Cependant, nous pouvons relever certaines constances dans les compétences et expériences requises par les managers de fonds et les recruteurs.

 

 

CONSEILS EN 7 ETAPES POUR INTEGRER L'INDUSTRIE DES HEDGE FUNDS

 

Ces 7 étapes vont vous permettre de développer votre proposition, elle doit être unique et à forte valeur ajouté. Gardez à l'esprit que vous devrez mettre à rude épreuve votre processus de prise de décision, vous « calibrer » pour votre future fonction et être prêt à accepter les responsabilités qui y sont attachées.

 

1.       Déterminez votre passion et choisissez une spécialité

 

Il est important pour vous de déterminer ce qui vous passionne et quelles compétences entrent en adéquation avec le job visé. Souhaitez-vous exercer dans le trading, le marketing, la vente,… ? Quand il s’agit de jeunes diplômés, plus tôt vous choisissez votre spécialité, plus cohérent sera le parcours que vous suivrez, et donc l’expérience que vous allez acquérir. Ne soyez pas effrayé de vous spécialiser. Etre généraliste convient à beaucoup de jobs, mais vous desservira dans l'industrie des hedge funds. Vous devrez vous adosser à un rôle spécifique et surtout le maîtriser – recherche, trading, programmation, ventes. Rendez visible cette spécialité, c'est-à-dire votre positionnement, sur votre Curriculum Vitae. Enrichissez votre Curriculum Vitae de compétences cibles et mettez-les en valeur afin de faciliter le travail du recruteur et ainsi la probabilité d'obtenir un entretien. Mettre en avant sa loyauté, sa passion et son humilité seront des atouts bien appréciés de vos futurs responsables.

 

Nous pouvons résumer les différentes catégories de job ou spécialités comme suivant:

 

1.       Juridique et conformité

2.      Marketing, vente et relations investisseurs

3.      Analystes et positions affectées à la due diligence

4.      Gestion de portefeuille

5.      Finance et comptabilité

 

       2.   Gagnez en crédibilité et compréhension en suivant des formations

 

Vous avez passé des années à étudier, à acquérir de l'expérience professionnelle et cumuler des diplômes. Approfondir au maximum sa connaissance du secteur est pourtant primordiale. Pour cela vous devez vous immerger totalement dans cette industrie en y apprenant autant que vous le pouvez. Soyez imbattable, revenez sur les bancs de l'école si nécessaire. Si la vie est avant tout une compétition pour survivre alors imaginez ce que doit être votre recherche de job dans une des filières les plus compétitives au monde.

Un MBA ou un diplôme de finance quantitative est très bien considéré. Il se peut cependant que vous deviez considérer l'obtention de diplômes supplémentaires. Le CFA est de loin le titre le plus accrédité. C'est aussi le plus difficile à obtenir, exigeant plusieurs centaines heures de travail et environ trois ans pour l'obtenir. Vous pouvez aussi considérer le CAIA ou la CHA.

 

Détail des programmes de formation :

 

Le CHA (Chartered hedge Funds Associate) est une certification aidant les professionnels de l'investissement dans les métiers de la gestion de portefeuille, du trading, du prime brokerage, du marketing, des relations investisseurs, du recrutement, de la due diligence, des fonds de fonds et de l'analyse.

 

Composé en 2 niveaux, il incorpore dans un premier temps 6 sessions d'apprentissage liées aux hedge funds. Ces modules ont pour objet d'apporter une large base de compréhension de toutes les sphères de l'industrie. Le niveau suivant va aider les participants à se spécialiser sur le métier de leur choix incluant la due diligence, la commercialisation et le marketing ou l'analyse. Plus d’informations sur hedgefundcertification.com.  

Les autres programmes :

-          CFA (Chartered Financial Analyst) = orienté vers l’analyse financière, cette certification dispose d’une aura internationale auprès des différents acteurs de la finance. Elle se décline en trois niveaux de complexité croissante. Vous pouvez glaner plus d’informations sur www.cfainstitute.org.

-          CAIA (Chartered Alternative Investment Manager) = ce programme vous apporte toutes les connaissances centrales requises pour créer, gérer et surveiller un portefeuille de qualité institutionnelle, ciblant à la fois les produits d’investissement traditionnels et alternatifs. Rendez-vous sur le site suivant pour toute souscription caia.org.  

 

Vous l'aurez compris, les objectifs dressés par ces formations sont de combler l'intérêt croissant des participants pour l’industrie des hedge funds, de sensibiliser les acteurs gouvernementaux ou en position de négociation directe avec ces fonds, et de démystifier un marché de l’emploi hautement compétitif.

 

 

      3.   Recherchez les entreprises dans lesquelles vous souhaitez travailler

 

 

Ecrire des lettres de motivation généralistes ou vous présenter aux entretiens sans une solide compréhension des affaires de l'univers des hedge funds et du fonds que vous ciblez ne vous aidera pas. Certains fonds peuvent être trouvés directement via Bloomberg et divers sites financiers que vous trouverez dans les ressources documentaires de ce blog. L'actualité, la réglementation, les articles pertinents réalisés par les professionnels de l'industrie et les forums professionnels sont aussi un moyen de s'informer.

 

Autre conseil et pas des moindres, candidatez activement pour les offres d'emploi de l'industrie. Ne vous posez pas de limites ni d'obstacles. Si vous jugez que vous êtes prêt, foncez sans vous retourner. Il n'y a pas mieux que l'expérience acquise sur le terrain pour vous emmener sur la voie de la réussite.

 

Et puis élargissez votre recherche aux banques privées, aux administrateurs de fonds et aux fournisseurs de services pour hedge funds, les métiers de l'audit orientés sur les taxes à l’international sont aussi un bon départ pour envisager de mettre un pied dans l'industrie des hedge funds.

 

4.      Le réseau

 

Vous avez surement entendu dire que les meilleurs jobs vont à ceux qui disposent des meilleures connections personnelles. Cela est vrai, mais votre manque de contacts directs ne devrait pas vous arrêter. Rejoignez les réseaux sociaux professionnels tels Linked’In et Viadeo ainsi que les sites d'offres d'emplois tels que Vault pour le marché de l’emploi anglo-saxon, efinancial career ... Les réseaux professionnels sont sur ces secteurs, qui privilégient amplement la cooptation et les références prestigieuses. C'est aussi là où vous trouverez les offres souterraines, construirez votre réseau et rencontrerez des contacts susceptibles de vous apporter soutiens et bons plans. Il vous permettra d'identifier les mentors enclins à vous accompagner dans votre recherche et vous conseiller sur vos démarches.

 

Un élément aussi déterminant pour votre intégration dans un hedge fonds proviendra de la qualité du carnet d'adresses que vous rapporterez, carnet hérité de vos précédentes expériences professionnelles.

Ce type d’avantage en termes d’informations et de liens établis parmi les acteurs de la finance, les décideurs publics, les acteurs de la règlementation, et une clientèle de high net worth disposée à vous suivre seront bien souvent privilégié. C'est donc sur votre habilité à récupérer des actifs voire à investir vous-même dans le fonds, votre capacité à conseiller, à étendre votre expertise et connaitre l'ADN des hedge funds tout comme l'aisance à établir de puissants réseaux relationnels que favoriseront votre réussite.

 

6.      L'éthique

 

Il est indispensable d’envisager l’exercice de ces métiers sous un angle éthique. Efforcez-vous de vous bâtir une réputation sérieuse, de confiance, et de passionné. C’est en connaissant chaque élément de votre univers que vous pourrez convaincre, conseiller, interpréter et guider votre clientèle. L'éthique, compte tenu des personnalités influentes avec lesquelles vous traitez, est intrinsèquement liée à votre succès. Les maîtres mots sont l'innovation et le relationnel. Ce sont ces derniers avantages compétitifs qui vous rendront extrêmement profitable sans être tenté de prendre des raccourcis.

 

Inutile de préciser que vous devez réaliser votre propre due diligence et recherchez tous les signes de non-conformité avant de signer un contrat. Ce blog vous fournit de précieux conseils sur les questions à poser aux gérants, aux recruteurs et les informations à récolter avant tout investissement ou toute candidature.  Assurez-vous ainsi que l’ensemble des activités exercées par les hedge funds sont légales et conformes aux lois.

 

5.      Une soif démesurée pour des commissions élevées

 

Le salaire de base est couramment à 6 chiffres ! Le bonus peut également comporter 6 chiffres !

Vous l'aurez compris, la structure de rémunération est bien alléchante (confère article à venir sur les rémunérations des managers les mieux rémunérés de l'industrie des hedge funds).

 

 

 

En résumé, assurez-vous de connaitre le paysage de l’industrie des hedge funds. En parcourant ce blog vous trouverez les préoccupations fondamentales touchant aussi bien à la gestion d’actifs qu'aux hedge funds et à la clientèle fortunée friande de ces produits d’investissement. Vous augmenterez sans aucun doute votre employabilité dans ce secteur en évitant les faux pas et les erreurs typiques des autres candidats. Ce blog a également pour objectifs de vous dresser un portrait fidèle de l’univers des hedge funds, de ses activités au jour le jour en tant que trader, analyste ou professionnel de la vente. Vous y découvrirez les coulisses de leur agenda, et les responsabilités auxquelles ces professionnels sont confrontés.

 

Si vous suivez rigoureusement les étapes définies le long de cet article, je ne vois pas comment on pourrait vous refuser un job. L'industrie des hedge funds a un turn over relativement important dû à la révélation de talents, à la chute de la performance, aux fusions et acquisitions, aux transvasements des meilleurs entre fonds.

 

Faites la différence et j'oserais même vous dire de prendre des risques encore et encore, de créer et apporter de la valeur ajoutée, de donner de la visibilité à vos compétences, de l'action derrière les intentions. Nous sommes tous à la recherche d'opportunités gratifiantes dans le monde de la finance et seuls les meilleurs seront récompensés.

 

N’hésitez pas à me laisser vos propositions de jobs afin que je les publie sur ce blog et à m'aider dans la compilation d’une liste permanente de recruteurs.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 16:54

         DSCF5179        L'investisseur face à la gestion des risques

 

Les investisseurs traditionnels étaient typiquement des individus High Net Worth et des family offices. Depuis quelques années les fonds de pension, les compagnies d'assurance et les fonds de fonds entre autres accroissent leur allocation dans les hedge funds. Les investisseurs institutionnels doivent s'efforcer à connaître leurs gestionnaires, gérants et également brokers intervenant dans le processus d'investissement.

 

L'attitude des investisseurs a également changé. Ces derniers sont ainsi conscients des risques de perte de capital et de sous-performance. De sorte que la demande de compréhension de l'industrie s'est accrue. Vient s'ajouter à cela l'exigence des investisseurs pour la préservation de leur capital tout en obtenant les rendements absolus promis par l'industrie.

L'exigence des investisseurs actuels en matière de compréhension des types et niveaux de risques impliqués par ces rendements phénoménaux est devenue un sujet épineux. Les gérants qui souhaitent lever du capital dans cet environnement auront besoin de démontrer que leur processus d'investissement intègrent aussi bien la gestion et la limitation des risques que la génération élevée d'alpha.

Ce renouveau vis-à-vis de l'intérêt de la réduction du risque vient du fait, comme on l'a vu précédemment, que les fonds ont été confronté à d'intenses pressions de la part des instances de règlementations mais également de la part des investisseurs qui ont multipliés les requêtes de remboursement pendant la crise. Pour beaucoup de fonds, ces nouvelles exigences et règlementations nécessiteront le choix de l'externalisation des procédures et un contrôle renforcé.

C'est ainsi que les fournisseurs de services joueront le rôle dévolue aux administrateurs de fonds et et prime broker, en proposant des plateformes de services communes et en répondant aux exigences d'efficacité et de maîtrise des coûts des gérants.

L'externalisation de toutes les fonctions non liées à l'investissement direct comme la comptabilité, les fonctions de vérification et de validation des actifs et les domaines clés (dépositaires de fonds, administration) va donc progressivement se généraliser.

 

Les priorités de demain se porteront sur :

1.    Alignement des intérêts des gérants avec ceux des investisseurs. Les managers doivent mettre en place des frais élevés en rapport avec la sur-performance réalisée en vue de motiver leurs équipes (introduction de « clawback provisions », « hurdles rates ») et les inciter à acquérir des participations dans le fonds.

2.    Création de nouvelles structures offrant plus de transparence dans l'utilisation des véhicules d'investissement tels que les comptes gérés et respecter la conformité UCITS en vue de rassurer l'investisseur sur le contrôle de leurs actifs.

3.    Gestion du risque de contrepartie, dans l'idéal tous les fonds même les plus modestes devront opter pour plusieurs prime brokers (en réalité à partir de 250 millions de dollars).

4.     Formalisation des opérations, de la technologie et des infrastructures. Les hedge funds doivent réalise une due diligence exigeante.

5.    Gestion de la transparence du fonds, les gérants auront besoin de poursuivre significativement l'amélioration de la transparence en ce qui concerne la gestion des portefeuilles. Les fonds de taille moyenne, comme ceux taille modeste, devront approfondir leur rapport avec leur administrateur tandis que les plus grosses structures créeront un système maison de reporting.

 

Les conseils à prodiguer pour tout investisseur qui envisagent cette option d'investissement restent encore à rester vigilant et à garder à l'esprit qu'un mauvais processus d'investissement peut faire perdre beaucoup d'agent alors qu'un mauvais modèle des affaires de la structure peut faire perdre l'intégralité de l'argent investi.

Il s'agira d'être prudent sur les dirigeants de fonds proposant des rendements inhabituellement élevés et stables à l'effigie de Bernard Madoff et autres … la crise ayant portée un coup fatal à nombre de hedge funds soumis à des activités frauduleuse. « You have to check all the boxes » et contrôler d'où viennent les chiffres exposés et les fonds sous-jacents dans le cas d'un fonds de fonds.

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 10:27

DSCF5179L'exigence de s'enregistrer à la SEC (Securities Exchange Commission)

 

Une nouvelle ère de réglementation semble s'être immiscée dans l'univers des hedge funds comme en témoigne par exemple les déclarations de la SEC aux États-Unis et la ratification de nouvelles lois destinées à encadrer les fonds.

 

Cet enregistrement s'applique aussi bien aux conseillers en investissement qu'aux fonds privés. Ils doivent ainsi s'enregistrer à moins qu'ils ne rencontrent les exigences suivantes :

  1. des actifs sous gestion inférieurs à 25 millions de dollar

  2. croisent la définition de conseiller financier de taille moyenne

  3. satisfont à l'une des exclusions ou exemptions inclus dans la loi

 

A noter que seuls les conseillers avec moins de 15 clients sont exempts d'enregistrement à la SEC.

Les conseillers en investissement des fonds privés qui restent non enregistrés devront garder à la disposition de la SEC les mêmes informations demandées aux conseillers enregistrés si la SEC le juge nécessaire, dans l'intérêt du public et de la protection des investisseurs.

 

Conséquences de l'enregistrement de la SEC

 

Il en résulte une plus grande nécessité de conformité et des coûts plus élevés pour les gérants de fonds. Ces derniers devront en outre divulguer les informations suivantes :

 

  1. Les actifs sous gestion

  2. Les conflits d'intérêt

  3. Le niveau de levier et d'endettement

  4. L'exposition aux risques de contrepartie et aux risques de crédit (y compris les positions hors bilan)

  5. Les positions d'investissement

  6. Les processus d'investissement et la valorisation des actifs

  7. Les types d'actifs tenus

  8. Les arrangements privés, la correspondance

  9. Toute autre information que la SEC juge nécessaire

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 14:36

DSCF5179Le rôle de l'administrateur

 

L'après 2008 impose une complexité opérationnelle croissante. Face aux changements règlementaires, l'intervention d'une troisième partie est indispensable au développement d'une infrastructure pouvant répondre, anticiper et préparer la divulgation d'informations conformes aux exigences de due diligence.

 

L'administrateur met ainsi à la disposition de ses clients une large gamme de rapports fiables dans les délais impartis. Ils facilitent la révision des processus de backoffice, améliorant l'efficacité des automatismes technologiques et l'intégration des données entre les systèmes de comptabilité de portefeuille et celui des investisseurs. Il se préoccupe aussi des rapports de taxes et impositions, des outils de reporting pour l'investisseur, et du rapprochement des comptes avec le dépositaire ou  le prime broker.

 

Dans le cas où les conseillers réalisent par voie électronique les déclarations et fournissent un accès aux investisseurs à travers un portail web, l'administrateur doit inclure une description détaillée de l'accès sécurisé aux applications disponibles, de l'administration des mots de passe, et des mesures de confidentialité.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 14:21

DSCF5179L'expansion de l'utilisation des indices de hedge funds, en tant que véhicules d'investissement, est liée à leurs caractéristiques de transparence, de gestion du risque et du faible niveau de frais prélevé comparé aux produits de substitution que sont les fonds de fonds. Cela a amené les Autorités des Marché Financiers, François Lhabitant et le Hedge Funds Center à s'interroger sur la viabilité de ces indices.

 

En effet, les études du Hedge Funds Center de Londres et de François Lhabitant mettent en évidence les caractéristiques des indices élaborés par les différents fournisseurs de l'industrie. Elles identifient les problèmes et les biais constitutifs aux indices comparant leurs compositions, leurs stratégies et leurs rendements.

 

 

Les biais

Prenant en compte le nombre et les critères de sélection des fonds considérés, le nombre d'indices et de sous-indices, la pondération et les rendements déclarés de ces mêmes indices, les problèmes clés se concentrent sur :

  • le biais de sélection des gérants, c'est-à-dire l'exclusion des fonds n'entrant pas dans les critères de sélection

  • le biais du survivant et des fonds disparus, à savoir l'exclusion des fonds connaissant de mauvaises performances ou en état de faillite

  • les biais liés aux bases de données pour ce qui est de la taille de l'échantillon

  • l'inexactitude des informations collectées ou transmises par les gérants

  • le biais d'auto-corrélation, c'est-à-dire de la non disponibilité de l'information sur une base continue (notamment en ce qui concerne certaines stratégies d'investissement qui sont susceptibles de subir des variations dans le temps)

  • le biais d'histoire instantanée (importation des performances passés)

  • le biais lié au choix d'une base de donnée (CISDM/MAR ; HFR et TASS ; HFR ; TASS ; CISDM/MAR et MSCI ; MSCI)

 

Les indices

Une autre étude, celle de l'AMF (Autorité des Marchés Financiers), s'attache à démontrer que les indices de hedge funds peuvent être employés dans le cadre des directives UCITS, norme qualifiant les indices financiers. Cette étude s'attache à faire la distinction entre les indices investissables et les indices non investissables.

 

  • INDICES NON INVESTISSABLES

 

Les indices non investissables ont pour rôle de renseigner les marchés et les investisseurs sur une industrie prise dans son ensemble, les biais y sont admis, l'exigence moins pénétrante. Il ne seront ainsi pas transformés en produits d'investissement et ne comportent ainsi pas de risques pour l'investisseur final.

 

Ils sont aussi nommés « indices globaux » dans la mesure où ils incorporent plusieurs stratégies. Ces indices ne sont nullement représentatifs de l'univers des hedge funds, ils offrent seulement une vision d'ensemble de l'industrie et des indicateurs ou benchmarks de l'évolution de sa performance.

 

  • INDICES INVESTISSABLES

 

Pour ce qui est des indices investissables, la question s'est portée sur leur réelle représentativité. Cette remarque découle naturellement de l'univers des fonds que ces indices s'attachent à refléter, limité par leur nombre et l'historique des performances passées. L'intérêt içi est de présenter des stratégies ou des styles, des produits d'investissement destinés aux investisseurs, non pas de représenter l'industrie dans son ensemble. Les fournisseurs d'indices suivent scrupuleusement les préconisations de l''UCITS afin de limiter et d'éviter les biais largement répandus dans la classe d'indices précédente. Les indices investissables offrent comme avantage d'apporter des produits d'investissement adaptés aux considérations de l'investisseur.

 

L'UCITS

Pour qu'un indice soit éligible au sens de l'UCITS (Undertakings for Collective Investment In Transferable Securities), il doit apporter :

  • Transparence dans les méthodes de construction de l’indice (méthode de calcul, méthode de pondération, méthode de rebalancement, etc)

  • Diversification. Le portefeuille sous-jacent à l’indice ne doit pas être concentré sur un seul groupe d’actifs

  • Représentativité. L’indice, en tant que benchmark d’un marché particulier, doit fournir à ses utilisateurs des informations significatives et utiles sur ce marché

 

Limites indicielles

Encore, selon ce même article, les limites et problèmes posés par les indices actuellement présents dans l'industrie des hedge funds se rencontrent également dans les indices de marchés traditionnels, alors que ces derniers sont généralement acceptés par les investisseurs. Les portefeuilles dans les deux cas sont considérés comme pas représentatifs de leur marché et des performances dégagées.

 

Tout en remarquant que si le marché des capitaux fournis des données telle que la capitalisation boursière des entreprise, les hedge funds à l'inverse souffrent d'un manque criant de transparence et de communication des données concernant les actifs sous gestion.

 

Suggestions à l'investisseur

Les suggestions relevées par l'AMF pour la sélection d'indices de qualité et représentatifs de leur univers sont les suivantes :  

  • la transparence de la méthode
  • une méthodologie garantissant un degré élevé de représentativité ainsi qu’une classification précise des composantes (telle que l’analyse factorielle)
  •  une liquidité minimum des indices
  •  le caractère investissable des composantes des indices
  •  l’interdiction de pratiques telles que l’intégration d’un historique antérieur à la date d’introduction du fonds
  •  une information sur l’exposition aux facteurs de risque

 

En revanche, il est surprenant que cet article « valide » les biais trouvés, voire même les conforte, alors que tout un chacun le sait, les risques pris par les hedge funds ne sont en communes mesures égaux à ceux de la gestion passive. Si, à mon humble avis cette étude démystifie l'univers indiciel des hedge funds et nous permet d'y approfondir notre connaissance, il est indispensable de rester prudent et vigilant quant à ces affirmations:

 

  • « La transparence complète n’est pas toujours garantie ». Par exemple, si la composition complète des indices MSCI n’est pas accessible de manière gratuite aux investisseurs comment imaginer que ceux des hedge funds le soient.

  • «La transparence n’est pas un objectif en soit, mais simplement un moyen. Les investisseurs ont plutôt besoin de suffisamment d’information pour évaluer, avec un degré raisonnable de certitude, le profil de risque et de rentabilité d’une opportunité d’investissement ».

  • De même, il est écrit que « pour les indices de hedge funds, les rapports détaillés de performance et de mesures de risque basés sur les rentabilités passées peuvent constituer une alternative viable à une information détaillée sur les composantes des indices ».

  • «Les fonds défunts sont nécessairement exclus des indices de hedge funds investissables, dès la survenue de l’événement provoquant l’arrêt du fonds. L’exclusion des fonds défunts de l’historique total de performance distord cette performance de manière évidente, mais ceci n’est pas un problème, puisque cela ne se produit pas pour les indices de hedge funds investissables».

 

Sites référents :

 

Pour plus de renseignements, vous pouvez vous rendre sur le site du Hedge Funds Center de Londres : http://www.london.edu/facultyandresearch/researchactivities/hedgefundcentre.html et de l'AMF : www.amf-france.org

 

Ou directement sur les fournisseurs d'indices suivants :

 

Tuna Index : www.hedgefund.net

Van Hedge Funds : www.vanhedge.com

Hedge Fund Research : www.hfr.com

Zurich capital market : www.marhedge.com

CSFB/Tremont Index : www.hedgeindex.com

Hennessee Group : www.hennesseegroup.com

Altvest Index : www.altvest.com

 

Dont les indices investissables suivant: CS/Tremont, MSCI, HFR et S&P, Dow Jones et FTSE

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 14:00

DSCF5179Mes précédents articles le mentionnait déjà, l'année 2008 fut redoutable pour les hedge funds en termes de remboursement après une année 2007 record en termes d'actifs sous gestion.

 

Les évènements 2008 portèrent à extinction des centaines de hedges funds, réalisant de piètres performances comparées à leurs objectifs initiaux, c'est-à-dire procurer des rendements absolus quelques soient les conditions de marchés. Ainsi, devant la difficulté des gérants à recouvrir les rendements promis et par conséquent à récupérer une rémunération satisfaisante indexée sur les profits (clause high water marks de 20% ou plus), certains se sont résignés à fermer leur fonds. Le risque est de voir ces anciens gérants réapparaitre dans de nouveaux fonds, et recommencer les mêmes erreurs que précédemment.

 

L'industrie des hedge funds d'avant crise se focalisait essentiellement sur la réalisation de rendements absolus. Celle d'aujourd'hui doit renouveler son modèle et se concentrer sur la gestion des risques.

 

Le 21 Juillet 2010 aux États-Unis, Barack Obama signait la loi Dodd-Frank sur la réforme de Wall Street et la protection du consommateur. Cette dernière sera effective à partir du 21 juillet 2011. Cette loi tend à contenir le risque lié aux services financiers à travers une réglementation plus stricte et l'accroissement de la sécurité des investisseurs.



Les hedge funds voulant survivre à cet environnement doivent démontrer une due diligence de qualité destinée à accroitre la transparence, la compréhension des stratégies relatives à l'industrie et les méthodes de gestion de risques en vigueur au sein du fonds.

 

 

Les différents types de risques

 

 

Les risques majeurs que les gérants peuvent affronter sont les suivants :

1 – Le risque de portefeuille - La volatilité récente du marché a exposé au grand jour certains des inconvénients de la technologie utilisée par beaucoup de hedge funds. Les systèmes en usage leur offrent seulement une vue dépassée (rapports de fin de journée) des risques et rendements. Ces systèmes de gestion de portefeuille ne permettent pas actuellement d'obtenir les informations sur l'exécution des transactions en temps réel. Ce manque de transparence ne peut aujourd'hui plus être toléré.


2 – Le risque de contrepartie - La banqueroute retentissante de Lehman Brothers en 2008 a fait rejaillir la notion de risque de contrepartie. L'intervention de plusieurs prime brokers est devenue une évidence pour nombre de fonds quelques soient leur taille. Pour attirer les capitaux et les retenir, un fonds doit maintenant démontrer qu'il a diversifié ses risques de contrepartie. La complexité opérationnelle et les coût induits dans la construction d'une plateforme multibrokers ne devrait pas être sous estimé. Au cœur de cette complexité est l'exigence de collecter et agréger les données sur les liquidités, les positions et les informations sur les transactions au travers de plusieurs dépositaires de fonds. Les infrastructures doivent être suffisamment flexibles pour supporter de nouvelles mesures de réduction des risques, tels que les structures tri-partite et les comptes gérés séparés. La diversification des contreparties est devenue aujourd'hui un argument important et condition pour attirer des capitaux.


3 – Le risque opérationnel - Le devoir de due diligence opérationnelle s'est renforcé depuis la crise. Un fonds doit montrer qu'il est en parfaite conformité avec les exigences requises par le back et le middle office. Le fonds doit travailler en totale transparence dans les domaines où il y a des conflits potentiels, tels que la valorisation et l'administration des fonds. Un troisième acteur indépendant devra prendre en charge ce genre de responsabilité et surveiller que les rendements fournis soient correctes.

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 14:39

Définition 

Les fonds de fonds sont des portefeuilles de hedge funds offrant à l'investisseur une exposition à une large gamme de styles et de stratégies d'investissement alternatif. 

Les fonds de fonds allouent généralement un capital à 15-30 hedge funds pour atteindre une diversification efficace et limiter le risque. Néanmoins, un nombre réduit de fonds peuvent se concentrer sur une stratégie particulière. D'autres auront pour objectif de maximiser les rendements, se sentant moins concernés par la gestion des risques liés aux événements extrêmes des marchés.

 

Stratégies

Les fonds de hedge funds poursuivent différents styles d'investissement avec des caractéristiques rendement/risque spécifiques. Pour évaluer un tel produit alternatif, il est impératif de choisir un style d'investissement correspondant à ses besoins.

 

Quatre classes de stratégies :

 

-        Diversified : ces fonds investissent dans les stratégies Relative Value, Event Driven et Directionnal.

 

-        Focused non-directionnal : la préférence est donnée pour les stratégies Relative Value et Event Driven. L'objectif est d'atteindre des rendements positifs quelque soit l'évolution des marchés.

 

-        Focused directionnal : la stratégie Directionnal base principalement ses pronostiques sur les tendances de prix. Sa performance est corrélée avec ceux des marchés sous-jacents.

 

-        F3 : Les fonds de fonds de hedge funds investissent dans plusieurs fonds de fonds. Les F3 disposent d'une meilleure diversification que les fonds de fonds. Ces fonds peuvent également investir dans des fonds à stratégie unique.

 

 

Hedge Funds ou Fonds de Fonds

Les fonds « single » permettent de générer des rendements absolus mais ils ne correspondent pas à tous les types d’investisseurs. Les leçons de la crise ont encore mis en évidence la complexité des décisions prises par les gérants et celle des stratégies d’investissement. Il est aussi très difficile d’accéder aux meilleurs talents (notamment les fonds fermés) en investissant dans un fonds unique et leur contrôle est compliqué (manque de ressources, de disponibilités, de réglementations).

 

L'objectif d’un portefeuille de fonds de fonds est de limiter significativement le risque de volatilité lié à l'investissement auprès d’un seul gestionnaire. Le gestionnaire allouera les capitaux auprès de plusieurs gérants mettant en œuvre des stratégies uniques ou multiples. L'investisseur a l'avantage de la diversification en termes de gestion et de styles tout en investissant un capital inferieur.

Les fonds de fonds ont des arguments irréfutables depuis qu'ils fournissent aux investisseurs de hedge funds un accès à la gestion expérimentée, une amélioration significative de la liquiditéet une diminution du risque de défaut favorisée par une diversification poussée.

Ils apportent aussi aux investisseurs d’hedge funds un accès à des fonds fermés. Investir dans un hedge funds est généralement réservé aux familles fortunées et demande des investissements de départ très élevés alors que les fonds de fonds ne requièrent que de faibles montants initiaux.

 

L'utilisation de comptes gérés, ou « managed accounts », facilite la liquidité des fonds. Certains peuvent ainsi promettre une liquidité hebdomadaire. Cette liquidité n'a pas seulement un avantage pour la clientèle, elle autorise aussi le fonds à s'adapter rapidement aux conditions de marché,  c’est-à-dire à être réactif.

Les comptes gérés ouvrent droit à une plus grande transparence. En effet, leur fonctionnement est simple et efficace. Ce sont des comptes séparés auprès d'un dépositaire bancaire travaillant en partenariat avec le fonds et autorisant ce dernier à effectuer directement les arbitrages nécessaires. Ce fonctionnement permet une meilleure gestion du risque et lève enfin les barrières de la gestion alternative autour du manque de transparence et de liquidité.

Un système de plateforme permet souvent d’accroître le niveau de transparence et la prise en compte des risques en assurant un audit précis et complet, ou « due diligence », auquel doivent répondre les gestionnaires de fonds.

 

Le track record historique de l’industrie des hedge funds a pour argument d’être très attractif grâce à ses rendements positifs pour des portefeuilles diversifiés cumulant la performance des marchés actions à la protection d’une obligation. Malgré une chute de 20% en 2008, les rendements annualisés des fonds de hedge funds affichent un taux de 8,1% sur la période 1990-2008 contre 2,39% pour le MSCI World et, respectivement, une perte maximale mensuelle de 7,5% et 19%. 

 

 

Le seul bémol qu’on citera concerne la double structure des frais prélevés. En effet, l’investisseur doit non seulement régler des frais au fonds de fonds dans lequel il investit mais aussi payer les frais des fonds dans lesquels le fonds investit. La structure de frais est donc double comparée aux hedge funds et aux fonds de hedge funds. Cela limite d'autant la performance réalisée.

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 14:36

DSCF5179

L'extrême contre performance des hedge funds s'est limitée entre les mois de septembre et novembre 2008, contre performance alimentée par la modification des réglementations telle que la limitation de la vente à découvert. Privés de leur boîte à outil, les marges de manœuvre se sont réduites et ont conduit l’industrie à une performance négative de l'ordre de 23,25% en 2008, selon l'indice HFRX Global Hedge Fund. Encore, il s'agira de ne faire aucune généralisation quant aux pertes réalisées, la dispersion de la performance (ou contre performance) étant considérable d'un fonds à l'autre, d'une stratégie à l'autre.

 

Les deux stratégies ayant surperformées les marchés financiers pendant la crise furent des stratégies directionnelles : les Managed Futures au travers des CTA et les Global Macros qui n'eurent pas besoin de contrepartie. 

 

Commodities Trader Advisors

 

Les CTA ont offert l'avantage d'être faiblement corrélés avec les marchés actions et obligations. Ils ont bénéficié d'une approche systématique et d’une forte liquidité dans la sélection des matières premières. Les rendements élevés qu'ils procurent leur a permis de surperformer les marchés financiers en 2008 avec une performance de 18,3% selon l'indice Tremont contre une chute de 44,1% pour le MSCI World.

 

Cependant, il est important de prendre en compte la volatilité importante qu'ils subissent et de prendre en considération les chutes vertigineuses dont ils peuvent faire l'objet sur le court terme. Les investissements minimums significatifs demandés en font des stratégies peu ouvertes et réservées à un cercle restreint d'investisseurs.

 

Finalement, l'ensemble de ces caractéristiques en fait une stratégie particulièrement adaptée aux périodes de chutes et de volatilité élevée des marchés financiers.

 CTA

 

Stratégie Global Macro


L'excellente performance annuelle de la stratégie Global Macro avec 5,6% contre un S&P 500 à -36,99 en 2008, selon l'indice HFRI permet de conclure de son aptitude à rester décorrélé des marchés financiers mais pas uniquement. En effet, cette gestion très flexible faite à partir d’analyses poussées de l’environnement économique s’adapte parfaitement aux contextes de forte volatilité. Sa propension aux instruments les plus liquides du marché a aussi permis à cette stratégie de réaffecter ses actifs sur les marchés les plus prometteurs en plein de cœur de la crise financière. 

 

« La stratégie Global Macro est la seule qui soit à même d'exploiter les dépendances significatives entre les classes d'actifs qui prévalent actuellement sur le marché. De surcroît, elle semble également moins affectée que d'autres par des phénomènes comme les restrictions sur les ventes à découvert, la réduction du crédit fourni par les banques... »

(Guildo Bolliger, codirecteur des investissements d'Olympia Capital Management, tiré de l'article : « Hedge funds » : ces fonds qui ont profité de l'éclatement de la bulle, Les Echos-Gestion d'Actifs, p29, 28 Janvier 2009)

  Global Macro

 

Une autre stratégie est à mentionner notamment pour ses qualités d'adaptation et de transparence, la Long/Short Equity :

 

Stratégie Long/Short Equity


Cette stratégie, adaptable et transparente, fait régulièrement ses preuves depuis 1949. En effet, cette dernière a pour caractéristique d’utiliser des instruments liquides (actions) et donc adaptables aux conditions de marché. Cette flexibilité est l’atout majeur des stratégies ayant surperformées en 2008. Le niveau de transparence est proche de la stratégie long-only qui divulgue les positions prises sur les titres. Il faut considérer cette stratégie comme un substitut du long-only.

La stratégie « long/short equity » est capable de participer aux mouvements haussiers des marchés tout en offrant une protection en période baissière. C’est la raison pour laquelle malgré une chute de 26,4% en 2008 selon l'indice HFRI, elle affichait encore une performance sur dix ans de 10,45% au creux de la vague contre seulement 0,57% pour le MSCI World (indice d'actions monde). Sur la période 1990-2008, son rendement annualisé atteignait les 13.7% contre 2,39% pour le MSCI World. Par conséquent, la modeste utilisation de l'endettement (inférieure à 1) explique en partie cette résistance aux mouvements baissiers des marchés.

 

ls equity

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