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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 22:19

Les raisons d’être positif – Les cycles de marché

 

Les cycles de marché ont pour réputation de procurer une longue misère et un court espoir à ceux qui, sans expérience, s'y aventurent.  Cependant plusieurs raisons nous permettent d'être positifs durant ces phases agitées.

En règle générale les marchés enchaînent les points suivant, de l’exaltation au découragement, de la prise de risque aux opportunités financières.

Il s’agira de déterminer les points les plus favorables à l’investissement et les positions enclines à rebondir sitôt la période critique dépassée.

 

cyclicite des marches

 

Les réponses apportées par les politiques durant la crise

 

Les décisions rendues par les politiques lors des dernières crises font figures chaque fois de jurisprudence. En ce sens elles servent toujours d'expérience et de leçons dans la gestion des crises suivantes, avec bien souvent une surenchère dans les moyens adoptés. Car ce sont bien les actions politiques sans précédents dans l'histoire des gouvernements modernes qui est la cause d'un rétablissement rapide des économies occidentales.

 

Avec un peu de recul, il est aisé de dégager les actions positives des actions négatives entreprises, notamment en les analysants lors de la crise des subprimes.

 

NégatifPositif



Le résultat qui découle naturellement de ces actions négatives se focalise sur des retards dans la prise de décisions des politiques apportant son lot de tergiversations et de conséquences parfois inattendues dans la gestion de la crise.

 

A l'opposé, le potentiel de croissance lié à l'accroissement de la confiance (essentiellement des professionnels de la finance et de l'entrepreneuriat, pas des ménages), la réduction du risque systémique et la relance mondiale constituèrent des points optimistes pendant la crise.

 

Une valorisation extrêmement attractive des actions

 

C'est cependant dans ce type de crise que résident les opportunités les plus intéressantes en termes de valorisation d'actifs. De très bonnes valeurs deviennent accessible sur une période restreinte et promettent de belles plus-values si tenté que l'entreprise ne sombre pas et respecte ses engagements.

 

Moyenne du ratio prix/bénéfices = 22x (crise de 1993 = 17,5x ; crise de 2001 = 15,1x ; crise de 2008 = 11,0x).

 

crisis valuation

 

secteurs

 

Une histoire bien connue qui se répète encore et encore

 

Prospérité des années 20 : paix, force, croissance économique et technologique, accroissement de la productivité, gains importants sur les revenus, expansion des titres achetés à la marge, tous constituèrent les thèmes phares de la période des années 20, notamment aux Etats-Unis

 

Les années d'après-guerre, 1950 : Boom de l'après-guerre, forte consommation, introduction des « mutuals fonds » encouragée par les petits investisseurs, expansion de l'aviation commerciale, apparition de nouvelles technologies (chimiques, électriques …), vague de fusions, leadership des Nifty Fifty. Les Nifty Fifty (ou National Index for Fifty) comprennent les 50 actions les plus importantes du New York Stock Exchange. Durant les années 60 et 70 elles furent largement considérées comme solides et propre à être maintenu dans les portefeuilles de croissance sur le long terme.

 

Les décennies 1980/90 : Déréglementation, décloisonnement et désintermédiation, ces années sont marquées par les 3D.  La désinflation, la stabilité économique et la vague de fusions-acquisition qui suivirent menèrent à la bulle des TMT (et du Nasdaq entre autre).

 

Comme dans la majorité des crises, les économies se remettent plus ou moins bien de ces périodes extrêmes et soudaines avec souvent des bouleversements géopolitique et économiques à l'échelle-monde. Elles permettent l'émergence accélérée de nouveaux acteurs sur la scène mondiale et leur implication croissante dans les différentes institutions de gouvernance (FMI, G 20, OMC, ONU). C'est chaque fois une redistribution des cartes qui s'opèrent. Pour preuve la représentativité des pays du Sud ne cesse de s'accroitre et la force de leurs décisions s'accroit après chaque tremblement économique ou financier. Les règles ne changent pas (malgré l'effort des occidentaux pour garder le contrôle) mais se déplacent d'un bout à l'autre de la planète, le centre de gravité n'est plus depuis longtemps l'Europe et n'est déjà plus les Etats-Unis, malgré leurs vaines tentatives de le retrouver.

 

On s'approche ainsi d'un nouvel ordre mondial, après que les pays occidentaux aient connu une dépression réelle de leur croissance (Russie = -10% France = -3%, USA -3% et Allemagne -6%). Après que toutes les hypothèses du pire et les scénarios cauchemaresques furent affichés par les gouvernements et acteurs économiques. La meilleure solution tendrait vers une régulation mondiale de la globalisation, un état de droit destiné à contrebalancer le marché et faire en sorte que le progrès accompagne l’évolution et la mutation des sociétés.

 

Se souvenir que des quatre mots les plus dangereux dans l'investissement sont :

 

« Cette fois, c'est différent »

 

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 23:05

Rappelons-nous qu'au cœur de la crise financière des Subprimes les acteurs financiers et économiques se sont vu contraindre au désendettement afin de rassurer les marchés et les investisseurs. Nombre de Blue Chips ne furent cependant pas exempts d’une baisse de leur notation, par les agences Moody’s ou Standard and Poor’s, alors qu’on les pensait intouchables car « too big to fail ». Cette période fut également propice à la mise en œuvre de dévaluations compétitives de certaines monnaies dans le monde et a vu l’apparition d’une déflation rampante. La suppression des versements de dividendes et la recherche intensive de lignes de crédit pour financer la trésorerie d'entreprise (assèchement du crédit oblige) créèrent dans le même temps une panique parmi les investisseurs, connaissant d’un côté des pertes sur les marchés actions et de l’autre des opportunités sur les marchés obligataires.

Tous ces ingrédients représentèrent l'assaisonnement idéal d'une crise à l'ampleur inégalée depuis 1929. Ils exacerbèrent les tensions intra et inter pays, touchant des pans entiers de l’économie, menaçant l'emploi de milliers de personnes et provoquant un quasi éclatement des pactes sociaux de nombreux pays européens. L'Islande connue ainsi des émeutes sociales sans précédents dans l'histoire de son pays. Nous avons aussi observé la contraction économique la plus rapide et la plus profonde des économies développées ainsi que l'envolée du chômage la plus importante depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La confiance japonaise affronta l'un des taux les plus faibles de son histoire sans parler des récents évènements consécutifs à l'explosion de la centrale nucléaire de Fukushima.

L’Europe connait d’ailleurs des difficultés à imposer sa zone comme une économie de la confiance. L'euro, protecteur de la zone européenne, n'en est pas moins victime et restera fragile tant qu'il n'y aura pas de politiques économiques communes et une répartition des compétences et spécialités entre pays. Il laisse ainsi le dollar bénéficier de son statut de devise intouchable.

Il est important, quel que soient les phases de marché, d'adapter son allocation d'actifs en fonction des conditions des marchés financiers. Développer en toute cohérence ses convictions d'investissement se révèle indispensable si l'on souhaite survoler les crises récurrentes des marchés. Nous sommes déjà revenus sur ce sujet de la crise, mais cette dernière reste encore d'actualité vu les tensions qui se produisent dans les pays du Proche et Moyen Orient. Ces tensions ont pour effet d'amplifier l'incertitude sur l'évolution des prix du pétrole et alimentent les risques d'implosion de la zone euro. Les pressions sociales exercées par les citoyens grecques face à l'austérité du gouvernement et la crise de la dette constitue encore un exemple de la fragilité de la zone européenne.

Les crises sont par nature cycliques et peuvent être liées à une multitude d'évènements. Larry Summers, directeur du Conseil Economique National de la Maison Blanche, qualifiait ainsi les retournements économiques comme une tentative des autorités monétaires à juguler l'inflation galopante dans la période d'après-guerre. Mais pas seulement, une crise peut être alimentée de différentes manières tels que l'éclatements des bulles spéculatives, la correction des marchés boursiers et des phénomènes dont l'origine est purement économique, à savoir une perte de croissance, d'emplois, et un déclin de la demande. Il s'exprima ainsi en ces termes le 13 Mars 2009, mois qui connut une chute sans précédent depuis le début de la crise des Subprimes :

« Economic downturns historically are of two types that different not just quantitatively, but qualitatively. Most of those in post-World War II America and probably in most other countries have been à by-product of the monetary authority's efforts to control rising inflation. But an alternative source of recession comes from the spontaneous correction of financial excess, the bursting of bubbles, deleveraging in the financial sector, declining asset values, reduced demand and reduced employment. Unfortunately, our current situation reflects this latter, rarer kind of recession. »

Une autre opinion plus tranchée cette fois met en exergue les risques sous-jacents aux prises de pouvoir du système financier et des banques privées. Ces dernières, en prenant le contrôle de l'émission de monnaies mèneraient à l'expropriation de milliers de citoyens américains. C'est ainsi que s'exprimait en 1802 Thomas Jefferson :

« I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. If the American people ever allow private banks to control  the issue of their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and corporations that will grow up around the banks will deprive the people of all property until children wake-up homeless on the continent their fathers conquered »

 

Expérience des crises précédentes

L'expérience des crises passées montre que le type de récession que nous avons connu en 2008 engrange des coûts économiques extrêmement élevés. Les moyennes relatées dans le tableau ci-dessous ont été prise à partir de 15 cas historiques où les crises furent considérées comme systémiques.

 

IMPACT DE LA CRISE BANCAIRE

 

Politiques monétaires  

Les taux monétaires constatés ont atteint des niveaux historiquement bas. Ces politiques de taux favorisent le recours au crédit et accroit la liquidité afin d'alimenter le circuit économique et prévenir l’arrêt total du système productif du pays. Les taux de la Réserve Fédérale Américaine (FED), de la Banque Centrale Européenne (BCE), de la Banque Nationale Suisse (SNB) ou encore de la Banque d'Angleterre (BOE) ont ainsi subit une diminution comprise entre 20 et 75 % avec pour conséquence un biais positif pour l’économie et les marchés financiers. Ces banques ont en charge les monnaies respectives de leur pays et ont pour mission de maintenir la stabilité du système financier et la stabilité des prix.

 

    TAUX OFFICIELS 

 

Les thèmes de croissance  

En période de crise, les thèmes de croissance privilégiés reposent sur les infrastructures et l'énergie, l'environnement, la défense, les marchés émergents et les changements démographiques. Vous l'aurez compris tout secteur indispensable au fonctionnement de notre société, corrélé à nos préoccupations ou encore dépendant de secteurs stratégiques constitue indéniablement une valeur refuge.

 

 

    THEMES DE CROISSANCE

 

Les dilemnes de l'investisseur

 

Dans cet état d'urgence, l'investisseur se trouve bien souvent dépourvu de visibilité à long terme. Il nécessite des conseils structurés destinés à suivre une stratégie bien établie. L'aspect émotionnel, totalement justifié quand il s'agit d'épargne durement gagnée, contraste avec le besoin de se montrer rationnel pendant ces périodes de crise. La crise précédente a ainsi révélé l'ambiguïté des choix des investisseurs, partagés entre différentes classes d'actifs. Entre un pessimisme ambiant dû à l’environnement économique et financier dégradé et une prudence exagérément marquée, l'investisseur s’oppose souvent aux opportunités à long terme en se focalisant essentiellement sur les risques à court terme. La volatilité extrême des marchés financiers et la baisse généralisée des bénéfices limitèrent les flux d’investissement et encouragèrent nombre d’épargnants à se reporter sur des secteurs défensifs chers à l’acquisition. A contrario les secteurs cycliques représentent des opportunités alléchantes en périodes de turbulences si tenté est que l’on évite les pièges de valorisation. Les stratégies reposant sur les grandes capitalisations, les entreprises étrangères et en pleines croissances furent gagnantes.

 

 

En définitif, ce dilemme de l’investisseur se résume bien souvant à la citation suivante :

 

 

« On equities, it is too late to be bearish and too early to be (structurally) bullish » Citigroup Capital Markets 2008

 



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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 20:51

DSCF5179La clientèle traditionnelle des hedge funds se composait essentiellement d'individus fortunés et de family offices. Mais depuis quelques années, ils ont élargi leur base d'investisseurs en offrant des tickets d'entrée moins élevés que d'accoutumé. Fonds de pension, fondations et fonds souverains – guidés par la quête de rentabilité et le désir de diversifier leurs actifs et stratégies - investissent de plus en plus dans les hedge funds. Ils élaborent ainsi leur portefeuille en sélectionnant et en investissant eux-mêmes dans les hedge funds. Ces investisseurs institutionnels étaient d'ailleurs friands de fonds de hedge funds. Ces derniers constituaient de telle sorte la traditionnelle porte d'entrée dans cette industrie. D'un point de vue extérieur, les hedge funds prennent même de vitesse les banques d'investissement en dégageant de plus importants bonus et profits.

 

 

DES ACTIFS SOUS GESTION CONSIDERABLES

 

Classement d'actifs

 

Ce tableau est dominé par des gérants qui sont véritablement devenus des stars de l'investissement et dont les mouvements sont suivis de près par les investisseurs du monde entier.

 

Ce n'est jamais une tâche facile de déterminer qui sont les meilleurs gérants de hedge funds et on assiste bien souvent au jeu des chaises musicales. Il est rare en effet que d'une année sur l'autre on aperçoive le même gérant en pole position. Seuls les meilleurs gérants de hedge funds sont en mesure d'attirer des capitaux importants et d'attendre dans le même temps des rendements élevés.

La notoriété du nom et de la marque joue aussi un rôle indubitable pour la levée des capitaux. Les 5 plus grandes firmes  – Bridgewater, JP Morgan Asset Management, Man Investments, Paulson and Co et Brevan Howard Asset Management – disposaient d'actifs évalués à plus de 221, 6 milliards de dollars en ce début d'année 2011. Ce qui est à rapprocher d'un autre chiffre, celui des 260 milliards de dollars d'actifs gérés par toutes les entreprises de la liste des Hedge Fund 100 il y a une décennie. Au début de cette année, ces dernières géraient plus de 1,21 billions de dollars, soit 12% de plus par rapport à 2010 où les cents premiers hedge funds disposaient 1,08 billions de dollars sous gestion.

 

Bridgewater, le plus gros hedge funds du monde, a augmenté ses actifs de 15,3 milliards de dollars l'année dernière, grâce à un gain de 44,8% sur son fonds Pure Alpha Fund II. La firme basée au Connecticut supervise jusqu’à 58,9 milliards de dollars. John Paulson de Paulson & Co reste lui à la deuxième place avec 35,8 milliards de dollars et un bénéfice net de 4,9 milliards. George Soros avec son Quantum Fund vient en troisième position avec 27,9 milliards de dollars sous gestion.

Et comment ne pas évoquer le plus gros perdant de liste des Hedge Funds 100, à savoir D.E Shaw, qui a vu ses actifs plonger de 40%, toujours selon AR Magazine.

 

 

DES BENEFICES INVESTISSEURS ACCRUS

 

De nombreuses publications essaient de classer les hegde funds en se basant uniquement sur la performance réalisée l'année précédente voire sur les 3 dernières années. Le critère de performance est cependant insuffisant pour déterminer avec justesse la position que les fonds méritent dans le classement. Nous avons déjà pu voir dans un précèdent article que les indices – permettant l'évaluation de la performance des fonds – sont discutables et qu'on ne peut se fier uniquement à ces indicateurs. Compte tenu des biais inhérents aux indices et dans certains cas à leurs problèmes de représentativité, il s'agissait de trouver d'autres techniques d'évaluation qui ne seraient plus basées sur les actifs détenus en portefeuille et la longueur de l'historique des performances.

Une classification pertinente intègrera ainsi les bénéfices nets obtenus par les clients depuis la création du fonds en question. Le track record historique n'est en aucune façon un moyen de détermination des rendements futurs. Le danger est que certains investisseurs ont tendance à privilégier ces performances passées.

 

Compte tenu des frais versés, l'investisseur est en effet en droit de réclamer des bénéfices parmi les plus élevés de la finance. AR Magazine a d'ailleurs publié dans sa Hedge Fund Rich List le détail du classement des gérants générant le plus de bénéfices à leurs investisseurs. Cet article mentionne encore que le top 10 des managers a engrangé près de 154 milliards de dollars en 2010 de bénéfices pour les investisseurs.

Au second semestre 2010, les 10 meilleurs hedge funds avaient déjà réalisé 28 milliards de dollars pour leurs clients, 2 milliards de dollars de plus que les bénéfices nets des 6 premières banques US - Goldman Sachs, JP Morgan, Citigroup, Morgan Stanley, Barclays et HSBC - réunis selon The Financial Times. Dans le même temps, le top 100 des meilleurs hedge funds réalisait seulement 70 milliards de dollars pour leurs clients.

 

Sans surprise, en parcourant ce tableau, vous trouvez parmi les ténors du secteur le mythique George Soros avec 32 milliards de bénéfices nets réalisés depuis que sa firme a été fondé en 1972, selon les estimations de LCH Investments NV, un investisseur dans les hedge funds dirigé par Edmond de Rothschild Group. Il est classé comme l'homme ayant le plus contribué à accroître la richesse de ses clients. Il est suivi de près par John Paulson et ses 26,35 milliards de dollars, entré dans les livres d'histoires en réalisant le plus d'argent pour ses investisseurs – et pour lui-même – en une seule année avec son pari contre les subprimes. John Paulson de Paulson & Co a ainsi rattrapé le bénéfice net de Soros, à près de 5,65 milliards de dollars. En troisième position arrive le fonds Pure Alpha de Bridgewater avec 13,273 milliards de dollars de bénéfices, dirigé par Ray Dalio et dont les recherches sont étroitement surveillées par Wall Street.

 

Vous trouverez dans le tableau suivant les bénéfices réalisés par les meilleurs fonds en 2010.

 

Rentabilités pour les investisseurs

 

Sans oublier que la majorité des petits hedge funds continua de procurer des rendements inférieurs aux leaders durant le deuxième semestre 2010.  L'ensemble des 7000 autres fonds, qui gèrent plus de deux fois d'argent que les meilleurs hedge funds, ne réussirent à générer que 59 milliards de dollars pour les investisseurs.

 

La règlementation Dodd-Franck, en excluant les banques des négociations pour compte propre, a eu tendance à accélérer les rendements des hedge funds en réduisant la concurrence sur les activités relevant des hedge funds. Pour les banques, cette bataille est considérée comme définitivement perdue. Le gérant de Brevan Howard, Nagi Kawkabani, le seul non US hedge funds à être présent dans la liste et basé à Londres et Genève, commenta cette décision ainsi : « it's a plus because there's less capital chasing the same trades we chase, but it may affect liquidity (in markets)», en d'autres termes c'est un avantage que moins de capitaux chassent les même titres mais cela peut affecter la liquidité des marchés. Tout ceci ne sera que temporaire, les rendements futurs proviendront essentiellement des compétences et de l'habilité à dépenser des sommes toujours plus conséquentes dans la recherche et la technologie. Les meilleurs hedge funds seront aussi, d'après l'étude du LCH, ceux qui accompagneront leur expansion de rendements élevés.

 

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 21:57

DSCF5179L'industrie des hedge funds fait partie des secteurs où les professionnels touchent des salaires parmi les plus élevés du monde. Les hedge funds sont d’ailleurs l'une des sphères les plus incomprises de la finance et les stratégies misent en œuvre demeurent pour beaucoup une énigme.

Les médias font souvent écho aux échecs retentissants, telle la faillite spectaculaire de LTCM en 1998 qui emporta quasiment Wall Street dans sa chute. De même, Amarinth Advisors perdit des milliards de dollars en quelques semaines sur une mauvaise anticipation d'un de ses traders sur les prix du gaz en 2006.

 

Qui dirigent les hedge funds ? Ce sont des gérants de fonds, en d'autres mots ce sont des investisseurs qui achètent et vendent toutes sortes d'instruments financiers avec le but ultime de faire de l'argent pour leur client et par voie de conséquence pour eux même. Ce qui attire les gérants est notamment la liberté de mouvement et d'investissement typiques des hedge funds. Mais aussi l'extraordinaire somme d'argent que les meilleurs peuvent gagner, bien sûr. En fait, beaucoup ne sont pas encore prêt pour le défi. La crise les a mis en avant, Darwin a fait le reste s'il on prend en compte le fait que seuls ceux qui sont en mesure de s'adapter survivent. Encouragés par de potentiels frais élevés, ces apprentis débutent la gestion de leur portefeuille sans la connaissance nécessaire et sans l'expérience des stratégies qu'ils mettent en œuvre. C'est ainsi qu'il y a une différence de taille,  les gérants de hedge funds qui touchent des bonus sont ceux qui gagnent de l'argent. Ceux-là réalisent près de 20% de rendements au-dessus de leur benchmark.

 

Les hedge funds sont par nature discrets, peu réalisent de la publicité sur les positions disponibles et encore moins sur les rémunérations que les gérants perçoivent. C'est ainsi, l'univers de l'investissement alternatif est opaque. On peut cependant se procurer des informations ici et là sur les managers les mieux payés, ceux qui sont sous le feu des projecteurs. La rémunération des hedge funds est toujours apparue surprenante, mais peu réalisent que seule une poignée de gérants est en mesure de réaliser plus de 1 milliards de dollars par an. Cette rémunération inclut le salaire et les bonus. En fait, le salaire est une infime proportion de la rémunération totale.

 

Les 25 managers les mieux payés ont touché en 2010 22,07 milliards de dollars selon une étude d'un magazine de l'industrie. Ce montant est en baisse de 13% par rapport à l'année 2009 où ces mêmes fonds touchèrent près de 25,33 milliards de dollars. Mais intéressons-nous plus particulièrement aux 10 gérants de hedge funds les plus riches comme vous allez le voir dans le tableau ci-dessous :

 

Gérants de fonds les plus riches 

Chacun de ces managers de fonds dispose d'un style unique de trading et d'investissement. George Soros privilégie la stratégie macro-économique  alors qu’Icahn se porte volontiers sur les stratégies de fusions et acquisitions. James Simon a lui élaboré une complexe formule mathématique liée aux modèles de trading.

 

John Paulson a réalisé en 2007 un coup d'éclat en dégageant près de 4 milliards de dollars de bénéfices. Sa stratégie consistait à vendre à découvert les titres liés aux marchés hypothécaires américains et aux banques d'investissement. En 2010, il réalisa de nouveau un gain phénoménal estimé à 4,9 milliards de dollars (soit 155 dollars par seconde) en pariant sur la montée des prix de l'once d'or. Plus de 90% de la fortune personnelle de Paulson été investi en 2010 dans son fonds or, qui délivra un rendement de près de 35%, et en actions or de ses autres fonds. Dès lors, il n'est pas étonnant de remarquer que parmi les 16 milliards de dollars réalisés en 2010, 9 milliards se concentrent sur seulement deux années. Deux années qui ont été l'objet de paris à hauts risques car reposant principalement sur la probabilité de réalisation d'évènements macro-économiques. Sa rémunération est élevée dans la mesure où il possède son propre fonds et en est le plus gros investisseur de ce fonds. D'ailleurs, Mr Paulson se justifie en faisant référence à la crise « In a year when all their other investments lost money, we're like an oasis », en d'autres termes pendant que la Bourse dévissait dangereusement, seules les stratégies suivies par Paulson se révélèrent payantes.

 

Un autre gestionnaire de hedge funds renchérit en précisant que « for every dollar we made, our clients earned multiple » (soit, pour chaque dollar gagné, leurs clients en récupèrent des milliers). Ces gestionnaires de talent transmettent ainsi volontiers leurs conseils à leurs investisseurs les plus fortunés. Ils se positionnent comme des météorologistes de la finance, anticipant les futures réactions des marchés.

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 20:37

DSCF5179Travailler dans le secteur financier reste très attractif malgré la crise qui a secoué les Bourses et l'économie mondiale toute entière. La diminution des bonus et les pressions règlementaires n'ont pas découragé ses prétendants. Parmi les métiers de la finance, il en est des plus convoités, notamment ceux de l'industrie des hedge funds.

 

  Quand on interroge un candidat on obtient souvent les mêmes réponses. Les attributs qui reviennent se concentrent sur la technicité (complexité des stratégies et des produits financiers), la passion (souvent comparée à de la finance de haute voltige, à une finance d’élite peu abordable par le commun des mortels), et le risque (adrénaline suscitée par les enjeux, les sommes colossales ou encore le sentiment d'être au cœur de l'innovation) ou la rémunération mirobolante que caresse tout candidat.

 

C'est ainsi que les offres d'emploi sont à la fois rares et l'objet d'une très forte demande, qui concernent autant les jeunes diplômés MBA que les professionnels expérimentés souhaitant orienter leur carrière professionnelle dans l’industrie des hedge funds.

 

Travailler dans un hedge funds requiert des compétences variées. Les challenges sont omniprésents que ce soit dans l'élaboration des stratégies, la levée des capitaux, ou la gestion de portefeuille. D’ailleurs, un hedge funds ne se résume pas uniquement à ce dernier élément, vous devez vous assurer de vos responsabilités vis à vis de votre clientèle, pour laquelle vous êtes le garant de leur fonds.

 

Les hedge funds demandent des compétences et expériences centrées sur la comptabilité, la banque d'investissement, l’analyse économique et les affaires. Tout le monde peut ainsi trouver chaussure à son pied. La culture d'entreprise est unique. Les plus petits fonds sont généralement dirigés par des traders chevronnés et débordés, alors que les plus gros peuvent en employer une centaine.

 

Dans ce domaine d'ailleurs, il n’y a pas de Curriculum Vitae parfait ! Cependant, nous pouvons relever certaines constances dans les compétences et expériences requises par les managers de fonds et les recruteurs.

 

 

CONSEILS EN 7 ETAPES POUR INTEGRER L'INDUSTRIE DES HEDGE FUNDS

 

Ces 7 étapes vont vous permettre de développer votre proposition, elle doit être unique et à forte valeur ajouté. Gardez à l'esprit que vous devrez mettre à rude épreuve votre processus de prise de décision, vous « calibrer » pour votre future fonction et être prêt à accepter les responsabilités qui y sont attachées.

 

1.       Déterminez votre passion et choisissez une spécialité

 

Il est important pour vous de déterminer ce qui vous passionne et quelles compétences entrent en adéquation avec le job visé. Souhaitez-vous exercer dans le trading, le marketing, la vente,… ? Quand il s’agit de jeunes diplômés, plus tôt vous choisissez votre spécialité, plus cohérent sera le parcours que vous suivrez, et donc l’expérience que vous allez acquérir. Ne soyez pas effrayé de vous spécialiser. Etre généraliste convient à beaucoup de jobs, mais vous desservira dans l'industrie des hedge funds. Vous devrez vous adosser à un rôle spécifique et surtout le maîtriser – recherche, trading, programmation, ventes. Rendez visible cette spécialité, c'est-à-dire votre positionnement, sur votre Curriculum Vitae. Enrichissez votre Curriculum Vitae de compétences cibles et mettez-les en valeur afin de faciliter le travail du recruteur et ainsi la probabilité d'obtenir un entretien. Mettre en avant sa loyauté, sa passion et son humilité seront des atouts bien appréciés de vos futurs responsables.

 

Nous pouvons résumer les différentes catégories de job ou spécialités comme suivant:

 

1.       Juridique et conformité

2.      Marketing, vente et relations investisseurs

3.      Analystes et positions affectées à la due diligence

4.      Gestion de portefeuille

5.      Finance et comptabilité

 

       2.   Gagnez en crédibilité et compréhension en suivant des formations

 

Vous avez passé des années à étudier, à acquérir de l'expérience professionnelle et cumuler des diplômes. Approfondir au maximum sa connaissance du secteur est pourtant primordiale. Pour cela vous devez vous immerger totalement dans cette industrie en y apprenant autant que vous le pouvez. Soyez imbattable, revenez sur les bancs de l'école si nécessaire. Si la vie est avant tout une compétition pour survivre alors imaginez ce que doit être votre recherche de job dans une des filières les plus compétitives au monde.

Un MBA ou un diplôme de finance quantitative est très bien considéré. Il se peut cependant que vous deviez considérer l'obtention de diplômes supplémentaires. Le CFA est de loin le titre le plus accrédité. C'est aussi le plus difficile à obtenir, exigeant plusieurs centaines heures de travail et environ trois ans pour l'obtenir. Vous pouvez aussi considérer le CAIA ou la CHA.

 

Détail des programmes de formation :

 

Le CHA (Chartered hedge Funds Associate) est une certification aidant les professionnels de l'investissement dans les métiers de la gestion de portefeuille, du trading, du prime brokerage, du marketing, des relations investisseurs, du recrutement, de la due diligence, des fonds de fonds et de l'analyse.

 

Composé en 2 niveaux, il incorpore dans un premier temps 6 sessions d'apprentissage liées aux hedge funds. Ces modules ont pour objet d'apporter une large base de compréhension de toutes les sphères de l'industrie. Le niveau suivant va aider les participants à se spécialiser sur le métier de leur choix incluant la due diligence, la commercialisation et le marketing ou l'analyse. Plus d’informations sur hedgefundcertification.com.  

Les autres programmes :

-          CFA (Chartered Financial Analyst) = orienté vers l’analyse financière, cette certification dispose d’une aura internationale auprès des différents acteurs de la finance. Elle se décline en trois niveaux de complexité croissante. Vous pouvez glaner plus d’informations sur www.cfainstitute.org.

-          CAIA (Chartered Alternative Investment Manager) = ce programme vous apporte toutes les connaissances centrales requises pour créer, gérer et surveiller un portefeuille de qualité institutionnelle, ciblant à la fois les produits d’investissement traditionnels et alternatifs. Rendez-vous sur le site suivant pour toute souscription caia.org.  

 

Vous l'aurez compris, les objectifs dressés par ces formations sont de combler l'intérêt croissant des participants pour l’industrie des hedge funds, de sensibiliser les acteurs gouvernementaux ou en position de négociation directe avec ces fonds, et de démystifier un marché de l’emploi hautement compétitif.

 

 

      3.   Recherchez les entreprises dans lesquelles vous souhaitez travailler

 

 

Ecrire des lettres de motivation généralistes ou vous présenter aux entretiens sans une solide compréhension des affaires de l'univers des hedge funds et du fonds que vous ciblez ne vous aidera pas. Certains fonds peuvent être trouvés directement via Bloomberg et divers sites financiers que vous trouverez dans les ressources documentaires de ce blog. L'actualité, la réglementation, les articles pertinents réalisés par les professionnels de l'industrie et les forums professionnels sont aussi un moyen de s'informer.

 

Autre conseil et pas des moindres, candidatez activement pour les offres d'emploi de l'industrie. Ne vous posez pas de limites ni d'obstacles. Si vous jugez que vous êtes prêt, foncez sans vous retourner. Il n'y a pas mieux que l'expérience acquise sur le terrain pour vous emmener sur la voie de la réussite.

 

Et puis élargissez votre recherche aux banques privées, aux administrateurs de fonds et aux fournisseurs de services pour hedge funds, les métiers de l'audit orientés sur les taxes à l’international sont aussi un bon départ pour envisager de mettre un pied dans l'industrie des hedge funds.

 

4.      Le réseau

 

Vous avez surement entendu dire que les meilleurs jobs vont à ceux qui disposent des meilleures connections personnelles. Cela est vrai, mais votre manque de contacts directs ne devrait pas vous arrêter. Rejoignez les réseaux sociaux professionnels tels Linked’In et Viadeo ainsi que les sites d'offres d'emplois tels que Vault pour le marché de l’emploi anglo-saxon, efinancial career ... Les réseaux professionnels sont sur ces secteurs, qui privilégient amplement la cooptation et les références prestigieuses. C'est aussi là où vous trouverez les offres souterraines, construirez votre réseau et rencontrerez des contacts susceptibles de vous apporter soutiens et bons plans. Il vous permettra d'identifier les mentors enclins à vous accompagner dans votre recherche et vous conseiller sur vos démarches.

 

Un élément aussi déterminant pour votre intégration dans un hedge fonds proviendra de la qualité du carnet d'adresses que vous rapporterez, carnet hérité de vos précédentes expériences professionnelles.

Ce type d’avantage en termes d’informations et de liens établis parmi les acteurs de la finance, les décideurs publics, les acteurs de la règlementation, et une clientèle de high net worth disposée à vous suivre seront bien souvent privilégié. C'est donc sur votre habilité à récupérer des actifs voire à investir vous-même dans le fonds, votre capacité à conseiller, à étendre votre expertise et connaitre l'ADN des hedge funds tout comme l'aisance à établir de puissants réseaux relationnels que favoriseront votre réussite.

 

6.      L'éthique

 

Il est indispensable d’envisager l’exercice de ces métiers sous un angle éthique. Efforcez-vous de vous bâtir une réputation sérieuse, de confiance, et de passionné. C’est en connaissant chaque élément de votre univers que vous pourrez convaincre, conseiller, interpréter et guider votre clientèle. L'éthique, compte tenu des personnalités influentes avec lesquelles vous traitez, est intrinsèquement liée à votre succès. Les maîtres mots sont l'innovation et le relationnel. Ce sont ces derniers avantages compétitifs qui vous rendront extrêmement profitable sans être tenté de prendre des raccourcis.

 

Inutile de préciser que vous devez réaliser votre propre due diligence et recherchez tous les signes de non-conformité avant de signer un contrat. Ce blog vous fournit de précieux conseils sur les questions à poser aux gérants, aux recruteurs et les informations à récolter avant tout investissement ou toute candidature.  Assurez-vous ainsi que l’ensemble des activités exercées par les hedge funds sont légales et conformes aux lois.

 

5.      Une soif démesurée pour des commissions élevées

 

Le salaire de base est couramment à 6 chiffres ! Le bonus peut également comporter 6 chiffres !

Vous l'aurez compris, la structure de rémunération est bien alléchante (confère article à venir sur les rémunérations des managers les mieux rémunérés de l'industrie des hedge funds).

 

 

 

En résumé, assurez-vous de connaitre le paysage de l’industrie des hedge funds. En parcourant ce blog vous trouverez les préoccupations fondamentales touchant aussi bien à la gestion d’actifs qu'aux hedge funds et à la clientèle fortunée friande de ces produits d’investissement. Vous augmenterez sans aucun doute votre employabilité dans ce secteur en évitant les faux pas et les erreurs typiques des autres candidats. Ce blog a également pour objectifs de vous dresser un portrait fidèle de l’univers des hedge funds, de ses activités au jour le jour en tant que trader, analyste ou professionnel de la vente. Vous y découvrirez les coulisses de leur agenda, et les responsabilités auxquelles ces professionnels sont confrontés.

 

Si vous suivez rigoureusement les étapes définies le long de cet article, je ne vois pas comment on pourrait vous refuser un job. L'industrie des hedge funds a un turn over relativement important dû à la révélation de talents, à la chute de la performance, aux fusions et acquisitions, aux transvasements des meilleurs entre fonds.

 

Faites la différence et j'oserais même vous dire de prendre des risques encore et encore, de créer et apporter de la valeur ajoutée, de donner de la visibilité à vos compétences, de l'action derrière les intentions. Nous sommes tous à la recherche d'opportunités gratifiantes dans le monde de la finance et seuls les meilleurs seront récompensés.

 

N’hésitez pas à me laisser vos propositions de jobs afin que je les publie sur ce blog et à m'aider dans la compilation d’une liste permanente de recruteurs.

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 22:05

2ème étape : Étude des critères quantitatifs et qualitatifs (suite)

 

ANALYSE COMPREHENSIVE DES ENTREPRISES (SUITE)

  

Investir durant les étapes les plus intéressantes du cycle de vie des entreprises fait partie intégrante de la stratégie:

 

 

Cycles de vie de l'entreprise selec 

-        Ratios clés d'évaluation (croissance des bénéfices, dynamique ...)

 

L’évaluation des entreprises se réalise au travers de l’étude des bilans de chaque segment d’activités et l’ajustement de nombreux facteurs tels que leur bilan, leur compte de résultat, leur chiffre d'affaires et leurs bénéfices. L’ensemble de ces données une fois ajustée permet de déterminer la juste valeur de l'entreprise (la valeur de l’entreprise si les marchés étaient complètement rationnels et cohérents), valeur qui sera comparée au prix de marché actuel afin d’identifier si l'entreprise est surévaluée ou sous évaluée comparée à ses pairs.

 

L'évaluation des perspectives de l'entreprise sur le court terme est basée sur des indicateurs fondamentaux et les sentiments des investisseurs :

 

* Indicateurs fondamentaux

 

Les mesures de la profitabilité et des bénéfices futurs sont basées sur les fondamentaux de l’entreprise.

  • Les forces compétitives conduisent à l’évaluation du Rendement sur Capitaux (ROE).
  • Les ratios opérationnels intègrent les changements et dynamiques de l’entreprise affectant les bénéfices futurs.

 

* Indicateurs sur les sentiments des investisseurs

 

Le  marché nous renseigne sur les bénéfices futurs. Il est primordial de prendre en compte ces flux d’informations.

  • Prévisions des analystes
  • Révision des bénéfices
  • Recommandations des brokers
  • Comportement des prix

 

La validation n'est définitive qu'après :

  • Réunions avec les entreprises sur une base annuelle
  • Formulation et validation finale du cas d'investissement

 

faits cles de lentreprises selec 

 

Étape 3 : Décision

 

PROCESSUS DE DECISION STRUCTUREE

 

Cette étape intègre:

ñ  La formulation des cas d'investissement en utilisant une fiche détaillée de l'investissement (prix cibles, risques clés, justifications d’investissement) ;

ñ  La présentation et débat au sein de l'équipe ;

ñ  La prise de décision finale par le gérant responsable

ñ  L'absence de limite de temps pour la prise de décision.

 

Il est important de s’assurer que chaque gestionnaire de fonds est pleinement conscient et responsable. Le processus doit être efficace et intéractif. La décision finale doit provenir d’un seul décisionnaire.

 

Construction de portefeuille

 

Le portefeuille est constitué de positions principales, ou Core Holding, et de positions actives, Active Holding.

 

core holding selec

 

 

La surveillance continue des positions en portefeuille peut déclencher la vente selon :

 

  • Prix cible atteint 
  • Événement risque clé
  • Événement modifiant le processus d'investissement
  • Des règles « stop-loss » ou « prise de profit »
  • Reconsidération des cas d'investissement dans le cas de forte sous performance

Résumé des 3 étapes

 

im process dinvest

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 16:15

2ème étape : Étude des critères quantitatifs et qualitatifs

 

APPROCHE PRAGMATIQUE PLUTOT QUE SYSTEMATIQUE

 

ñ  Identification des points factoriels ayant un impact élevé sur la valorisation :

-        Répartition entre l’offre et la demande, recherche du point d’équilibre, changement du management et de l'environnement réglementaire, restructuration financière (fusion, acquisition), redéfinition du périmètre des affaires, demande élevée sur le long terme

-        Détecter les meilleures opportunités créatrices de valeur et le meilleur profil rendement/risque ;

-        Déterminer  les idées d’investissement

 

ñ  Utilisation systématique de la méthode des cash-flows actualisés dans le cadre de l'évaluation des rendements et détermination des cibles de la recherche (Value ou Growth) :

-        Outils d'analyse pour les entreprises et indices qui intègrent les estimations, les prix, les benchmarks et les informations économiques au sein d'un fichier commun

-        Centre de recherche afin de vérifier, compiler, et classer les bases de données et les agréger au sein d'une plateforme

 

 

Sélection d'idées au travers de multiples sources d'information:

 

 Flux d'info selec

 

L'issue de cette étape mène à l'émergence et la caractérisation des idées d'investissement qui doivent subir une analyse fondamentale profonde.

 

ANALYSE COMPREHENSIVE DES ENTREPRISES

 

Cette étape doit intégrer une gestion de long terme afin éviter les bulles spéculatives et doit être centrée sur les fondamentaux de l'entreprise :

  • La sélection des titres repose sur l'évaluation intrinsèque. Il est en effet nécessaire de déterminer la provenance de la création de valeur des entreprises (rendement sur coût du capital) ainsi que la croissance à moyen terme (durable et soutenable) 
  • Une vision à moyen terme pouvant s'étendre en fonction de l'horizon d'investissement
  • Les marchés sont efficients sur une période à moyen terme (et sont à contrario excessifs sur le court terme) 
  • Des investissements en lien avec l'horizon stratégique des affaires de l’entreprise

 

* Analyse quantitative en profondeur

-        Répartition des secteurs d’activité et segmentation de l’information disponible par industrie

-        Évaluation du secteur d'activité : Actifs déployés / Prix des actifs => Évaluation des marchés

-        Critères spécifiques à chaque entreprise (capital marque, équipe de gestion …)

-        Intensité de l'environnement compétitif (analyse S.W.O.T, analyse de Porter)

 

 AAnalyse swot selec

 

analyse de porter selec 

 

* Analyse financière compréhensive

 

-          Processus d’évaluation

 

Modèle d'évaluation selec 

-        Modèle de création de valeur (intensité capitalistique, dynamique de marge ...)

 

Identifier les entreprises en croissance, c’est investir dans des entreprises dynamiques qui créent de la valeur actionnariale. Ces entreprises sont caractérisées par :

  • Une croissance potentielle au-dessus de la moyenne en termes de chiffre d'affaires, de profits, de cash flows et de rendements sur stables et élevés ;
  • Un modèle des affaires flexible et échelonnable ;
  • Une position financière solide qui permet d'investir dans leur développement ;
  • Une équipe de gestion dynamique et une stratégie transparente ;
  • Une exposition de long terme aux thèmes de croissance.

analyse du modèle des affaires selec

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 17:31

1ère étape : Univers d'investissement

 

La Gestion d'Actifs se compose de multiples compétences. Il est important de choisir un partenaire susceptible de vous ouvrir l'accès à une large gamme de gestions et de solutions d'investissement. Encore, l'environnement de marché considéré, son adéquation avec vos besoins et la forte capacité d'innovations et de disponibilités des plateformes sera un gage de qualité pour tout consultant, conseiller ou investisseur.

 

En fonction des besoins de ses clients, il est possible de tirer parti des possibilités offertes par un grand nombre de véhicules adaptés :

-        Différentes juridictions (Suisse, Luxembourg, Irlande, Cayman, France, …)

-        Différents types de fonds (Régulés ou non, distribuables (UCITS III) ou non, ouverts ou fermés)

-        Différente classes d'actifs (Actions, Obligations, Mixtes, Alternatifs, Immobilier, et Private Equity)

 

allocation dactifs selec

 

-        Différentes structurations (Multi-compartiments, multi-dépositaires et prime broker)

 

Une diversification maîtrisée permettra de réduire les frais et optimiser le profil rendement/risque. La gestion des risques est d'autant plus facilité  que le contrôle des positions détenues est rigoureux et leur alignement face à la stratégie d'investissement respectée. La transparence du portefeuille permet elle aussi l'identification des risques.

 

Le processus d'investissement peut être guidé par des idées :

 

  • Centrales ou « Core » tels le pays et la région géographique ;
  • Thématiques ou sectorielles ;
  • Mixtes (comprenant les actions + les obligations/la liquidité).

 

Exemple de placements :

 

secteurs d'investissement selec

 

Allocation sectorielle détaillée :

 

ñ  Énergie

ñ  Matériaux

ñ  Industriels

ñ  Consommations discrétionnaires (le secteur de la consommation discrétionnaire regroupe les médias, l’automobile, la distribution et le luxe, les biens de consommation durable, l’habillement, l’hôtellerie et les loisirs)

ñ  Consommations courantes

ñ  Services médicaux

ñ  Financières

ñ  Technologies de l'information

ñ  Services des télécommunications

ñ  Services publics

 

L'ensemble de ces éléments a pour but de renforcer la viabilité du portefeuille en constituant un cadre borné par le cœur stratégique, les tactiques et opportunités, le cycle de vie et les risques (volatilité, corrélation, et style).

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 17:09

Idéalement, la chronologie depuis l'émergence de l'idée d'investissement jusqu’à l'intégration finale du titre dans le portefeuille comprend plusieurs phases réparties selon le schéma ci-dessous :

 

4 selec

 

Le processus d'investissement se focalise essentiellement sur la sélection du titre en fonction de l'univers d'investissement prédéfini et du rendement élevé de l’entreprise (track record de sa création de valeur). L'analyse du cas d'investissement prend en compte la variation de la valeur du titre sur les marchés. Les gérants peuvent rencontrer si nécessaire avec le directeur financier de l’entreprise et le directeur de l’entreprise pour confirmer ou infirmer le cas d'investissement.

Avant toute décision d'intégration du titre dans le portefeuille, la création de fiches synthétiques permettent d'optimiser les débats au sein de l'équipe et les modèles d'évaluation de renseigner sur l'entreprise.

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 16:54

         DSCF5179        L'investisseur face à la gestion des risques

 

Les investisseurs traditionnels étaient typiquement des individus High Net Worth et des family offices. Depuis quelques années les fonds de pension, les compagnies d'assurance et les fonds de fonds entre autres accroissent leur allocation dans les hedge funds. Les investisseurs institutionnels doivent s'efforcer à connaître leurs gestionnaires, gérants et également brokers intervenant dans le processus d'investissement.

 

L'attitude des investisseurs a également changé. Ces derniers sont ainsi conscients des risques de perte de capital et de sous-performance. De sorte que la demande de compréhension de l'industrie s'est accrue. Vient s'ajouter à cela l'exigence des investisseurs pour la préservation de leur capital tout en obtenant les rendements absolus promis par l'industrie.

L'exigence des investisseurs actuels en matière de compréhension des types et niveaux de risques impliqués par ces rendements phénoménaux est devenue un sujet épineux. Les gérants qui souhaitent lever du capital dans cet environnement auront besoin de démontrer que leur processus d'investissement intègrent aussi bien la gestion et la limitation des risques que la génération élevée d'alpha.

Ce renouveau vis-à-vis de l'intérêt de la réduction du risque vient du fait, comme on l'a vu précédemment, que les fonds ont été confronté à d'intenses pressions de la part des instances de règlementations mais également de la part des investisseurs qui ont multipliés les requêtes de remboursement pendant la crise. Pour beaucoup de fonds, ces nouvelles exigences et règlementations nécessiteront le choix de l'externalisation des procédures et un contrôle renforcé.

C'est ainsi que les fournisseurs de services joueront le rôle dévolue aux administrateurs de fonds et et prime broker, en proposant des plateformes de services communes et en répondant aux exigences d'efficacité et de maîtrise des coûts des gérants.

L'externalisation de toutes les fonctions non liées à l'investissement direct comme la comptabilité, les fonctions de vérification et de validation des actifs et les domaines clés (dépositaires de fonds, administration) va donc progressivement se généraliser.

 

Les priorités de demain se porteront sur :

1.    Alignement des intérêts des gérants avec ceux des investisseurs. Les managers doivent mettre en place des frais élevés en rapport avec la sur-performance réalisée en vue de motiver leurs équipes (introduction de « clawback provisions », « hurdles rates ») et les inciter à acquérir des participations dans le fonds.

2.    Création de nouvelles structures offrant plus de transparence dans l'utilisation des véhicules d'investissement tels que les comptes gérés et respecter la conformité UCITS en vue de rassurer l'investisseur sur le contrôle de leurs actifs.

3.    Gestion du risque de contrepartie, dans l'idéal tous les fonds même les plus modestes devront opter pour plusieurs prime brokers (en réalité à partir de 250 millions de dollars).

4.     Formalisation des opérations, de la technologie et des infrastructures. Les hedge funds doivent réalise une due diligence exigeante.

5.    Gestion de la transparence du fonds, les gérants auront besoin de poursuivre significativement l'amélioration de la transparence en ce qui concerne la gestion des portefeuilles. Les fonds de taille moyenne, comme ceux taille modeste, devront approfondir leur rapport avec leur administrateur tandis que les plus grosses structures créeront un système maison de reporting.

 

Les conseils à prodiguer pour tout investisseur qui envisagent cette option d'investissement restent encore à rester vigilant et à garder à l'esprit qu'un mauvais processus d'investissement peut faire perdre beaucoup d'agent alors qu'un mauvais modèle des affaires de la structure peut faire perdre l'intégralité de l'argent investi.

Il s'agira d'être prudent sur les dirigeants de fonds proposant des rendements inhabituellement élevés et stables à l'effigie de Bernard Madoff et autres … la crise ayant portée un coup fatal à nombre de hedge funds soumis à des activités frauduleuse. « You have to check all the boxes » et contrôler d'où viennent les chiffres exposés et les fonds sous-jacents dans le cas d'un fonds de fonds.

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